Afrique de l'Est: Les Comores exigent un certificat médical pour les voyageurs venus de Madagascar pour éviter la propagation du mpox

COMORES (Archives)

La circulation du mpox à Madagascar, où plus d'une cinquantaine de cas suspects ont été détectés, a conduit les Comores à renforcer leur dispositif sanitaire aux frontières. Depuis mercredi 7 janvier, Moroni exige un certificat médical négatif de moins de cinq jours pour tous les voyageurs en provenance de la Grande Île, sous peine d'être interdits d'entrée sur le territoire comorien. Une décision qui intervient dans un contexte régional tendu, alors que les autorités sanitaires disent vouloir anticiper tout risque d'introduction du virus dans le pays. Sur le terrain, cette mesure suscite des réactions contrastées au sein de la population comorienne.

Depuis l'annonce de cette exigence sanitaire, le débat porte sur son niveau de protection réel. Pour certains citoyens comme Zen Mohamed Bedja, la priorité est d'agir vite face à une menace jugée sérieuse. « Cette mesure nous rassure, nous les Comoriens, surtout en cette période très difficile d'épidémie. On dirait que cette mesure est suffisante tant que Madagascar connaît à peine une cinquantaine de cas. J'en suis sûr que le gouvernement prendra des mesures au fil du temps et qu'il observe bien la situation à Madagascar. »

D'autres estiment toutefois que cette réponse devrait évoluer. En s'appuyant sur des précédents régionaux, certains plaident pour des décisions plus radicales si la situation sanitaire se détériore. C'est le cas de Youssef Abdou. « Pour moi c'est une sage décision et au-delà de ça, le gouvernement devrait déjà commencer à réfléchir sur comment fermer les frontières si cela perdure avec le temps. Parce que si c'était le cas inverse, on se rappelle même du choléra qui sévissait dans la région de l'océan Indien ou Madagascar, ils avaient totalement fermé les frontières pour les avions en provenance des Comores. »

Aucune précision n'a pour l'instant été communiquée sur un éventuel durcissement des mesures ou une fermeture des frontières. Approché, le ministère de la Santé n'a pas donné suite à nos sollicitations.

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