Au Maroc, des fossiles humains vieux de 773 000 ans ont été découverts à Casablanca, au Maroc, apportant un éclairage inédit sur une période clé de l'évolution humaine. En effet, ces fossiles, comprenant plusieurs mandibules humaines, dont celles de deux adultes et d'un enfant, ainsi que des restes dentaires et post-crâniens, combinent des caractéristiques archaïques observées chez Homo erectus avec des traits dérivés plus modernes.
L'analyse magnétostratigraphique a permis de dater ces fossiles avec une précision extraordinaire, grâce à l'enregistrement à haute résolution de l'inversion magnétique Matuyama-Brunhes, datée de 773 000 ans. Cela fournit l'un des âges les plus précis et robustes d'un site ayant livré des restes humains.
Ainsi, de ces découvertes comblent un vide important du registre fossile africain, à un moment où les données paléogénétiques situent la divergence entre la lignée africaine menant à Homo sapiens et les lignées eurasiatiques à l'origine des Néandertaliens et des Denisoviens. Les fossiles présentent une combinaison originale de caractères primitifs et plus évolués, témoignant de populations humaines proches de cette phase de divergence.
Il convient de rappeler que, l'étude a été menée par une équipe internationale de chercheurs, dont Abderrahim Mohib de (INSAP), Rosalia Gallotti (Université de Montpellier Paul Valéry & LabEx Archimède) et Camille Daujeard de (MNHN / CNRS - HNHP). Cette étude a été publiée dans la revue Nature le 7 janvier 2026.
