Les ministres de la Défense de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) se réuniront dans la capitale zambienne Livingstone, le samedi 10 janvier 2026. Une réunion pour laquelle les travaux ont commencé dès le jeudi 8 janvier avec deux jours de réflexions en présence d'experts de la défense et des chefs d'état-major de l'organisation. Objectif affiché : se pencher sur les enjeux sécuritaires dans la région.
D'abord, le cadre. En principe, cette réunion aurait dû se tenir en République démocratique du Congo, Kinshasa présidant actuellement la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Mais la RDC est aussi le pays le plus directement touché par les violences dans la région.
Lors du dernier sommet, à Kinshasa, le Rwanda n'était pas représenté. Cette fois, le choix de Livingstone, en Zambie, vise clairement à créer un environnement jugé plus neutre.
Le coeur de cette réunion est l'opérationnalisation concrète des processus de Washington et de Doha, et notamment les cessez-le-feu qui y avaient été négociés. À Doha, Kinshasa et l'AFC/M23 ont signé un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu.
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Mais sur le terrain, ce protocole n'est pas respecté. L'une des principales raisons est que le mécanisme de vérification et de surveillance n'est pas encore opérationnel. Or ce mécanisme repose notamment sur le « mécanisme conjoint de vérification élargi » (MCVE) de la CIRGL. Un mécanisme qui a également été évoqué à Washington.
Concrètement, cela signifie que la CIRGL se retrouve au coeur même de la mise en oeuvre de ces deux processus de paix. Problème : le MCVE fonctionne au ralenti et il doit être redynamisé pour permettre une surveillance effective des cessez-le-feu.
Dans cette relance, la Zambie est appelée à jouer un rôle clé. En effet, selon nos informations, il a été acté que le nouveau commandant du MCVE de la CIRGL sera un Zambien.