Au Gabon, les cours n'ont pas repris dans les écoles, collèges et lycées du pays après les fêtes de fin d'année. Alors que les enseignants du secteur public poursuivent leur grève, ils revendiquent des primes et un meilleur suivi de leur carrière, gelé depuis une décennie. Les grévistes menacent de durcir le mouvement si le gouvernement n'ouvre pas des négociations.
À peine 10 heures, mais ces élèves de classe de 3e du collège et lycée Quaben rentrent déjà à la maison à Libreville, capitale du Gabon. « On nous a dit qu'il y a la grève, c'est dangereux pour notre avenir », regrette un jeune homme. « On demande à l'État de résoudre ce problème afin que nous puissions aller en cours normalement », abonde une élève devant les portes de l'établissement.
Les enseignants sont en grève depuis le 10 décembre 2025. Ghislain Nguema Mve, secrétaire général du syndicat de l'enseignement technique et professionnel, accuse l'État d'ignorer leurs revendications depuis plusieurs années. « Le pouvoir déchu a fait un gel de 10 ans, sans recruter. Mais, avec 10 ans sans recruter, qu'est-ce qu'on fait ?, tonne le syndicaliste. On espère qu'un maximum de choses seront faites pour le bien de l'argent public de l'Éducation nationale. »
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Mardi 6 janvier, le gouvernement a tenu une réunion d'urgence. Il a décidé d'ouvrir des négociations. Carmelia Ntoutoume Leclercq, ministre de l'Éducation nationale, appelle « les enseignants à voir les efforts qui vont être faits par le gouvernement pour trouver des solutions à leurs revendications ». Avant d'ajouter : « Nous voulons aussi rassurer les parents d'élèves. Le gouvernement travaille d'arrache-pied pour trouver des solutions pour que nos enfants repartent à l'école et pour que les enseignants puissent reprendre les cours. »
Les syndicats annoncent qu'ils solliciteront leur base pour suspendre ou pas la grève dès l'ouverture des négociations.