Madagascar: 3e arrondissement - Un homme attaque en justice un officier supérieur

Un commerçant du troisième arrondissement affirme avoir été agressé pour la seconde fois par un colonel et annonce qu'il porte désormais l'affaire devant la justice.

Nirina Olivier Gabriel Ramaminiaina, commerçant depuis vingt-cinq ans, installé près du portail du Centre hospitalier Soavinandriana (CENHSOA), a annoncé hier qu'il engageait une procédure judiciaire contre un officier supérieur.

Il affirme avoir été agressé le 29 décembre 2025, vers 21 h 30, dans sa boutique, roué de coups et menacé par le colonel qui, selon lui, aurait failli dégainer son arme avant qu'il ne prenne la fuite pour sauver sa vie.

Il dit placer sa confiance en la justice, tout en soulignant qu'il n'a aucune protection pour lui et sa famille, qu'il compare à « un oeuf qui combat une pierre ». Il déclare vivre dans l'anxiété face aux menaces verbales et aux intimidations sur les réseaux sociaux, mais poursuit malgré toutes ses activités commerciales.

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Ressentiment

Selon son récit, l'agression s'est produite alors qu'un militaire lui demandait de se présenter au bureau des doléances de la Présidence. Le colonel, présent à proximité, l'aurait interpellé violemment avant de le frapper. Nirina Olivier Gabriel précise qu'il s'agit de la seconde violence subie, toujours en état d'ébriété de la part du béret rouge. Il rejette également les accusations de ce dernier, qui l'associe à Mamy Ravatomanga, assurant n'avoir jamais eu de lien avec cette personnalité durant ses vingt-cinq années de commerce.

De son côté, le colonel avait déjà exprimé publiquement son ressentiment envers le commerçant dans une vidéo diffusée l'année précédente. Il y accusait les boutiques situées à l'extérieur du CENHSOA de vendre de l'alcool et du cannabis, évoquait la mort d'un homme par coma éthylique et liait le commerçant et sa soeur à des menaces contre lui.

Il a également révélé que le père de ces derniers, ancien policier, aurait torturé sa mère, qu'il rend responsable de son décès. Ces déclarations, mêlant accusations personnelles et griefs anciens, semblent avoir nourri un conflit qui s'est à nouveau traduit par des violences. Aujourd'hui, Olivier Gabriel dit espérer que la justice prenne enfin en main une affaire qui, selon lui, met en danger sa vie et celle de sa famille.

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