Ile Maurice: Un homme de 62 ans meurt après avoir été pris d'un malaise

Selon les informations policières, le défunt, Madhun Audit, résidant depuis peu à Lalloo Lane, Vacoas, a été transporté à l'hôpital SAJ aux alentours de minuit 15, après s'être plaint de faiblesse. Il a reçu des soins avant d'être admis dans cet établissement. Son décès a été constaté dans l'après-midi de dimanche, vers 14 heures, par la généraliste, le Dr Sheena Bharati Auckloo. Le cas a ensuite été référé à la police pour les besoins d'une autopsie.

Cet exercice post-mortem, pratiqué à 20 h 30, le même jour par le Dr Maxwell Monvoisin, Principal Police Medical Officer, en présence de l'inspecteur Ramsaha, a conclu à une mort naturelle causée par une défaillance coronarienne aiguë. Sa dépouille a ensuite été remise à la famille.

Ce pendant, les circonstances ayant précédé son admission à l'hôpital soulèvent des interrogations. Amardeep Khadun, chirurgien-dentiste et voisin du défunt à Lallmatie, a indiqué que Madhun Audit avait vécu pendant plusieurs années dans cette localité avant de s'installer à Vacoas avec sa famille. Mais depuis environ un mois, c'est seul qu'il est revenu vivre à Lallmatie.

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Le dimanche après-midi avant son décès, le sexagénaire a signalé qu'il ne se sentait pas bien. Selon Amardeep Khadun, une ambulance du Service d'Aide Médicale d'Urgence (SAMU) ainsi que la police ont été contactées mais que le SAMU a tardé avant d'arriver sur les lieux. De son côté, la police a indiqué qu'elle ne pouvait transporter le malade et qu'il fallait attendre l'arrivée du SAMU.

Services d'urgence

Décision a finalement été prise de le conduire à l'hôpital. Amardeep Khadun n'a pas pris le volant, ayant consommé de l'alcool dans le cadre des célébrations du Nouvel An. C'est son épouse et lui qui ont conduit le malade à l'hôpital. Après avoir confié le sexagénaire au personnel médical, ils sont repartis.

Aujourd'hui, une question demeure : si l'ambulance était arrivée plus tôt, le décès aurait-il pu être évité ? Une autre interrogation concerne le rôle des forces de l'ordre face à une personne gravement malade et nécessitant une prise en charge urgente.

Aucune enquête n'a été ouverte pour l'instant, la police privilégiant la piste d'une mort naturelle. Néanmoins, ces événements relancent le débat sur les délais d'intervention des services d'urgence et les procédures à suivre en cas de détresse médicale.

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