Le président de la Fédération togolaise de football (FTF), Guy Kossi Akpovy, a relancé jeudi un débat devenu incontournable : la professionnalisation du football togolais. Face aux présidents des clubs de D1 et D2, il a dressé un constat sévère.
L'absence du Togo à la Coupe d'Afrique des Nations actuellement disputée au Maroc illustre cruellement les limites d'un système à bout de souffle. Pour Akpovy, cette situation n'est pas due à un manque de volonté, mais à une équation simple : le football togolais manque cruellement de moyens pour développer ses talents. "Aujourd'hui les choses évoluent, le football évolue à grands pas. Dire qu'on va faire un football avec des petits moyens, on se trompe", a martelé le patron de la FTF. Son constat est sans appel : sans clubs solides et académies performantes, impossible de former les joueurs de haut niveau indispensables à la compétitivité internationale.
Les performances en dents de scie des Éperviers ne sont pas une fatalité selon Akpovy, qui estime que le pays dispose du potentiel nécessaire. "Si nous avions des clubs ou plutôt des académies assez performantes, je suis sûr que par an nous allons produire au moins 10 ou 20 talents", a-t-il affirmé, citant en exemple d'autres nations africaines qui ont fait ce choix avec succès. "Le Togo n'est pas un petit pays", a-t-il insisté, se montrant confiant : "Dans quelques mois, nous allons avoir une équipe nationale solide et ça ne sera plus une équipe qui sera qualifiée en dents de scie."
Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, veut un football professionnel de qualité avec des résultats forts sur la scène africaine et internationale. Tout sera fait pour atteindre cet objectif.
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