Quelle chaleur, mais quelle chaleur ! La THB en 33 cl a disparu. Que ce soit en bouteille de verre ou en canette alu. Et c'est une véritable catastrophe.
En cet été austral, sur notre île entre Équateur et Tropique du Capricorne, il fait une chaleur du diable. L'altitude des hautes terres centrales par rapport au niveau de la mer sur le littoral, ne fait gagner que de maigres degrés de fraîcheur. L'agglomération tananarivienne cuit à l'étouffée comme une vraie cocotte SEB sous une chape de pollution et surtout que le béton minéral a presque partout remplacé l'ombre végétale d'une forêt Analamanga appartenant désormais à la légende.
Entre 12° et 26° de latitude Sud, et c'est un fait géographique constant depuis que Madagascar s'était d'abord détaché de l'Afrique en dérivant vers le Nord avant de se séparer de l'Inde en glissant vers le Sud, la notion de «climat tempéré» reste une vue de l'esprit. La chaleur de décembre-janvier est simplement insupportable.
Le réchauffement climatique, il est là, banal, dans l'inexorable remontée de mercure depuis la clémence de juillet-août-septembre jusqu'à la canicule de fin d'année. Comme il est tout de même plus facile d'avaler une gorgée de bière fraîche que de se laisser couler dans le bain d'une piscine, j'en arrive à l'essentiel de mon propos.
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Recherche THB glacée désespérément. Uniquement celle qui titre «alcool 5,4% du volume». Sauf qu'en format bouteille 65 cl, ou canette alu 50 cl, la «bière nationale» ne convient définitivement plus à nos tristement chaudes tropiques. Cette THB-là ne mousse plus guère et elle tiédit avant que l'on ait eu le temps d'écluser les premiers 33 cl, au-delà de la première gorgée. L'amertume est moins celle du houblon caractéristique que dans le divorce consommé d'avec ce verre à demi-plein qui n'a pas tenu sa promesse.