La traditionnelle cérémonie de voeux au chef de l'État Paul Biya a cette année un goût particulièrement particulier pour le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Les couloirs de l'Immeuble Étoile, siège du gouvernement, bruissent de rumeurs insistantes. Après sept années de service, son départ semble se dessiner à l'horizon d'un éventuel remaniement ministériel.
Les observateurs de la vie politique camerounaise sont en alerte. La perspective de son remplacement obéirait à une logique d'équilibre géopolitique interne. La règle non écrite voudrait que, si Joseph Dion Ngute, originaire du Sud-Ouest, quitte ses fonctions, la succession échoie à une personnalité de la région du Nord-Ouest. Cet équilibre entre les deux régions anglophones en crise est un paramètre crucial pour le pouvoir central.
Ces spéculations éclipsent une autre rumeur constitutionnelle qui a agité les esprits. On parlait il y a peu de l'introduction d'un poste de Vice-président, un amendement constitutionnel majeur. Cependant, ce projet semble aujourd'hui en stand-by, rien ne filtrant des arcanes du pouvoir. L'attention se focalise désormais sur le sort du Premier ministre en poste.
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Son bilan est fréquemment évalué à l'aune de la crise dans les régions anglophones, un dossier épineux dont il avait la charge. Cette mission complexe pourrait être la clé de lecture de son possible départ. L'heure est donc aux pronostics sur le nom de son successeur potentiel et sur la date d'un remaniement dont Paul Biya garde jalousement le secret.
Le prochain conseil de cabinet ou une date symbolique pourrait-il acter ce changement ? La classe politique retient son souffle. Selon vous, un nouveau Premier ministre pourrait-il infléchir la trajectoire du Cameroun dans la résolution des crises internes ?