«C'est un match qui se prépare avec beaucoup de respect, de détermination. C'est un pays frère mais on sera adversaires pour juste 2 heures voire 3 heures de temps maximum. Toutefois, ça reste un match de football. C'est une équipe engagée qui va nous imposer le défi physique. À nous d'être présents, en gardant nos acquis. On veut continuer notre chemin. On a travaillé l'aspect tactique, les automatismes, l'équilibre défensif et surtout l'efficacité offensive. C'est un match qui peut se jouer sur le plan mental. On va contrôler nos émotions et rester concentrés. Même s'il n'a pas gagné dans les 90 minutes, le Mali a joué 2 matchs à 10 et a pu tenir le résultat et c'est une force. On va se battre, tout donner, pour obtenir ce billet pour les demies. Merci également de reconnaître notre gros travail. En tant que joueur, faire une finale de CAN, gagner un CHAN en tant que coach et disposer d'une équipe qui met 10 buts, on remercie le Bon Dieu. Espérons que ça va continuer à marquer des buts demain (cet après-midi).»
«Je suis moitie sénégalais, moitie malien»
«On sait que ça sera difficile, c'est un derby. Il y a beaucoup de choses qui font que le Mali et le Sénégal sont frères. Je suis moitié sénégalais, moitié malien. Après, je suis professionnel, je suis le sélectionneur du Sénégal. Le contexte, c'est un derby et ça se gagne. Notre objectif, est d'aller le plus loin possible dans ce tournoi. C'est à nous de mettre tous les ingrédients pour aller chercher cette qualification. Si on regarde le match précédent du Mali (contre la Tunisie), ils ont montré de la solidarité, une force de caractère. Jouer 120 minutes à 10, contre un adversaire comme la Tunisie, c'est grand-chose. Ça veut dire que cette équipe est solidaire. On va essayer de garder nos acquis, surtout l'équilibre défensif et l'efficacité. On est une équipe qui se procure beaucoup d'occasions. Il faudra être efficace ; mais ça demande la patience parce que l'équipe malienne défend bien et ne prend pas beaucoup de buts. À nous d'être patients, de jouer dans les bons moments pour les mettre en difficultés et déséquilibrer cette équipe pour aller marquer ce but qui peut rendre le match ouvert. Après, quand ils prennent un but, ils (les Maliens) sont solidaires, ils sont là. Si on arrive à se procurer autant d'occasions comme on a su le faire lors des derniers matchs, si on arrive à être efficaces dans leur surface, on peut gagner ce match. On aura en face, une équipe qui a faim ; mais nous, on sait où on veut aller.»
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Pas de guerre, juste un match un foot
«Pour moi, ce n'est pas une guerre, c'est un match de foot. Il ne peut pas y avoir de guerre entre le Mali et le Sénégal. Nous tous, si on n'a pas de parent malien, on a un voisin malien. On ne peut pas parler de guerre. On reste dans le cadre du football. On va essayer de tout mettre en place et espérons que ça va marcher. Parler de guerre, je préfère ne pas commenter ce propos (de Tom Saintfiet).»
«Tout peut se passer car c'est un match à élimination directe. Ce n'est pas comme les matchs de championnat où on peut faire nul. Il y aura une équipe éliminée et une autre qui se qualifie. On est préparés à tout. C'est à nous de mettre tout ce qu'on a travaillé, rester concentrés et engagés le jour du match pour les battre.»
Rester à Tanger
«Le fait qu'on soit restés à Tanger, c'est le mérite. Il fallait terminer 1er. On était dans un groupe très serré où 3 équipes se sont qualifiées. On veut rester là (Tanger) jusqu'au bout et ça passera par ce match. On est prêts et on espère rester dans cette ville de Tanger qui nous porte bonheur et espérons que ça va continuer à nous porter bonheur.»
28 titulaires
«Je vais le répéter. J'ai amené 28 titulaires et je suis en train de le prouver. Les joueurs, à chaque fois qu'ils entrent, donnent le meilleur d'eux-mêmes. On a un groupe où la concurrence est saine. Ils ont des qualités différentes, même en attaque, si vous regardez bien, il y a des joueurs qui sont forts dans les un contre un, d'autres en pivot. Après, ça dépend de l'adversaire. Pour le moment, j'en ai utilisé que 24 ou 25 (23 précisément). Quand les joueurs sont entrés, on ne sent pas que ce sont des remplaçants. C'est juste que le football nous oblige à mettre 11 et c'est un luxe d'avoir cet effectif.»
«Sur le plan tactique, on est en train de travailler sur l'équilibre, sur beaucoup de choses. Contre le Soudan, on est mal entrés dans le match. Il faut saluer aussi le fait qu'ils ont marqué un joli but d'une frappe enroulée. On ne pouvait rien faire. On doit mieux entrer dans les matchs et les joueurs en sont conscients. Face au Mali, on ne peut pas se permettre de refaire ça, comme contre le Soudan et la RD Congo en début de 2ème mi-temps.»
Saluer le travail des techniciens africains
«Il faut saluer le travail des Fédérations en Afrique. Si on a 6 entraineurs locaux parmi les 8 qualifiés, ça veut dire que l'Afrique est en train de travailler. Il faut continuer, ne pas dormir sur nos lauriers. Pour aller titiller la crème, c'est en responsabilisant les fils du pays. C'est quelque chose de bien, d'extraordinaire. C'est à nous aussi de nous montrer et c'est ce qu'on est en train de faire.»
«On sait tous ce que représente (Kalidou) Koulibaly dans cet effectif. C'est quelque chose de savoir qu'il sera parmi nous. On verra demain (aujourd'hui) s'il sera titulaire ou pas. On le retrouve, il peut jouer avec nous. On verra ce qu'il peut apporter à cette équipe.»
«On n'a pas de match facile quand on s'appelle le Sénégal. On n'aura jamais de match facile. Plus difficile ou pas, on verra. On a l'habitude de jouer des derbys. J'espère qu'on va se qualifier demain. Le Mali viendra avec beaucoup d'engagement, un défi physique, ils sont forts mentalement. Mais c'est à nous d'être prêts à passer ce cap.»
«Là, on a les 8 meilleures équipes africaines. Ça montre que la hiérarchie est respectée pour le moment. Espérons que cette hiérarchie va être respectée comme c'est fait sur le classement FIFA.»
«C'est vrai que les séances dernières étaient à huis-clos et vous n'aviez pas pu avoir accès pour voir si toute l'équipe était à ma disposition. Mais tout le monde est là, à ma disposition. Rassurez-vous !»