Madagascar: Cuncertation nationale - Le cas Rajoelina incommode

Un sujet gênant. C'est le sentiment perçu durant le petit déjeuner de presse organisé par le ministère d'État auprès de la Présidence chargé de la refondation, hier à Ambohitsorohitra, lorsqu'une question sur Andry Rajoelina, ancien président de la République, a été posée.

La question a concerné la possibilité ou non pour l'ancien locataire d'Iavoloha de prendre part à la concertation nationale. Maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d'État auprès de la Présidence chargée de la refondation, hier, a en effet insisté sur le caractère inclusif du processus. « Tout le monde peut et doit participer à la concertation nationale, tous les partis politiques. Mais tout le monde doit savoir aussi que nous cherchons l'apaisement et la stabilité », nuance-t-elle cependant.

Selon la membre du gouvernement, « les griefs de la population envers l'ancien Président ont été la cause des manifestations qui ont mené à son départ du pouvoir et du pays ».

En rappelant les réactions mitigées sur son invitation à l'ouverture de la concertation nationale, en décembre, elle laisse entendre que la participation de l'ancien Chef d'État aux débats pourrait ne pas faire l'unanimité.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

L'avocate ajoute aussi que « chacun doit aussi s'interroger s'il remplit tous les critères pour y prendre part ». Le fait que la concertation nationale soit « un processus malgache, entre Malgaches » a été souligné, hier. La ministre d'État note alors le fait qu'Andry Rajoelina ait été déchu de sa nationalité malgache. Pour se débarrasser de la patate chaude, la membre du gouvernement indique, néanmoins, « qu'il appartiendra aux participants de décider qui pourra ou ne pourra pas prendre part ».

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.