Ile Maurice: La GSEA réclame le paiement de 20 ans de pension

Une correspondance officielle adressée au ministre de l'Éducation et des ressources humaines remet sur le devant de la scène la question des droits à la pension de quelque 350 employés du secteur pré-primaire, dont certains sont aujourd'hui décédés. Dans une lettre datée du 23 décembre 2025, la Government Services Employees Association (GSEA) a interpellé le ministre Mahend Gungapersad afin de réclamer le remboursement des arriérés de pension pour la période allant de 1984 à 2004.

Signée par le secrétaire général de la GSEA, Gheerishsing Gopaul (photo), cette lettre fait état de doléances persistantes émanant des membres affiliés à la branche ECCEA. Ces derniers soutiennent que leurs années de service accomplies durant la période concernée n'ont toujours pas été prises en compte dans le calcul de leurs droits à pension. Une situation que le syndicat juge profondément injuste, d'autant plus qu'elle touche des employés ayant contribué de manière significative au fonctionnement d'un secteur clé de l'éducation et du développement social.

Pour appuyer sa démarche, la GSEA s'appuie sur un précédent récent. Elle rappelle qu'une décision du Conseil des ministres, en date du 29 novembre 2025, a permis le remboursement d'arriérés de pension et de gratifications à 77 employés redéployés de l'ancienne Mauritius Tea Factories Company Ltd. Selon le syndicat, cette décision établit un cadre de référence clair et démontre que des solutions concrètes peuvent être envisagées lorsque la volonté politique est présente.

Au nom des principes d'équité et de justice sociale, la GSEA estime que les éducateurs du préprimaire et les autres personnels concernés se trouvent dans une situation comparable à celle des employés précédemment indemnisés. Elle plaide ainsi pour l'octroi d'un traitement similaire, afin que ces travailleurs puissent enfin bénéficier des pensions correspondant à leurs années de service entre 1984 et 2004.

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Au-delà de l'aspect financier, l'association syndicale sollicite également une rencontre urgente avec le ministre de tutelle. L'objectif est d'engager un dialogue direct sur ce dossier jugé sensible et d'éviter que les employés concernés ne continuent à subir les effets de retards administratifs prolongés.

En conclusion, la GSEA affirme compter sur la compréhension et la coopération des autorités pour mettre un terme à une situation qui perdure depuis trop longtemps. Cette démarche syndicale met une nouvelle fois en lumière les enjeux structurels liés à la reconnaissance des droits sociaux dans le secteur de la petite enfance, et relance le débat sur l'égalité de traitement entre les différentes catégories de travailleurs du service public.

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