Afrique: Dans et hors des stades

Vous dites-vous que les stades sont des enceintes uniques où la magie du sport-roi, le football, est la mieux évaluée ? Vous n'avez pas tort sur toute la ligne.

C'est en effet sur l'aire de jeu que les professionnels du ballon rond donnent le meilleur d'eux-mêmes et deviennent ces "demi-dieux" portés en triomphe par les hourras du public. Le succès les emballe à ce point que certains athlètes se prennent la tête et crèvent les cœurs de leurs admirateurs.

Mais que l'on ne s'y méprenne pas. Le football fait aussi de nombreuses "victimes " hors des stades. Même s'il ne s'agit pas toujours de victimes au sens dramatique de passer de vie à trépas, les décisions qui suivent les échecs et les contreperformances des joueurs lors des compétitions compromettent parfois lourdement leur carrière, celle des staffs techniques et des dirigeants des fédérations.

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La CAN qu'abrite le Maroc jusqu'au 18 janvier prochain le prouve à suffisance : les Panthères du Gabon l'auront ainsi appris à leur dépens. Éliminés en phase de groupe sans un seul point récolté, les « infortunés » ont subi les foudres de leur gouvernement qui a prononcé la suspension de la brave sélection nationale gabonaise jusqu'à nouvel ordre ; jusqu'à ce que le miracle du succès se manifeste à nouveau pour combler les appétits gagneurs des plus hautes autorités du pays et des populations.

Grands absents des joutes sportives continentales, nous avons entendu de la bouche du président de la Cour constitutionnelle le même appel à remplir l'office footballistique avec succès par nos valeureux Diables rouges.

Auguste Iloki, c'est de lui qu'il s'agit, portait la voix des corps constitués et des forces vives de la nation lors des échanges de voeux avec le président de la République et son épouse, le 7 janvier, au Palais des congrès.

Les médias ont fait large écho de ce message-là. Qui souligne le rôle du sport dans la régénération des énergies, surtout juvéniles, au bénéfice de la cohésion sociale, globalement, de la détente dont le pays a besoin pour de temps en temps souffler un grand bol d'air.

Voyons si 2026 apportera plus de détermination collective dans ce chantier national en friche, si le football et les autres disciplines sportives peuvent nous ramener à nos succès des décennies antérieures, quand les Congolais brillaient de mille feux en Afrique. Gardons la tête haute et l'espoir chevillé au corps.

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