Présent le jeudi 8 janvier 2026 au lancement de Heirs of Greatness Day, l'artiste Singuila a apporté une voix forte et engagée à cette initiative panafricaine portée par Orun. Pensé comme un manifeste vivant en faveur de la souveraineté culturelle africaine, l'événement a réuni créateurs, artisans, acteurs culturels et médias autour d'une vision commune : structurer et valoriser les industries culturelles et créatives africaines.
Orun, un manifeste pour la souveraineté culturelle africaine
Pour Singuila, le projet Orun va bien au-delà d'un simple événement culturel. Il s'agit d'une plateforme stratégique destinée à remettre la culture africaine au centre du récit mondial. « L'initiative d'Orun, c'est de mettre en valeur notre culture, la culture africaine. Je m'inscris totalement dans ce projet », affirme l'artiste, convaincu que l'Afrique doit désormais raconter elle-même ses histoires et porter ses propres références.
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Révélé au début de sa carrière par un R&B aux accents occidentaux, Singuila a progressivement opéré un virage artistique profond. « J'ai commencé sur du R&B, puis avec le temps, j'ai ressenti le besoin de revenir aux sources », confie-t-il. Ce retour se traduit par des sonorités afro, des influences rumba et une esthétique visuelle résolument africaine, qui façonnent aujourd'hui son identité artistique.
Une identité artistique enracinée et assumée
Pour Singuila, l'Afrique n'est pas un concept, mais une essence. Collaborations avec des stylistes africains, mise en avant de réalisateurs du continent, utilisation de symboles culturels forts dans ses clips : chaque détail participe à la construction de son univers. « Même si j'essaie de copier, il y aura toujours un accent de chez moi. C'est ma richesse, c'est ma force », explique-t-il, convaincu que l'authenticité est la clé de la différenciation.
Très sensible à la question de la relève, Singuila appelle les artistes à jouer pleinement leur rôle. « Chaque artiste africain doit se positionner comme un soldat de notre culture », martèle-t-il. Producteur et mentor, il échange avec les jeunes talents, participe à des ateliers et utilise ses plateformes pour montrer que des espaces comme Orun existent afin d'avancer collectivement. « Tout ce qu'on fait aujourd'hui, en réalité, c'est pour eux », insiste-t-il.
Un parcours fait d'audace, d'échecs et de persévérance
Sans embellir son histoire, Singuila revient sur un chemin semé d'obstacles. Débuts modestes, critiques répétées, manque de moyens : l'artiste assume les difficultés. Il raconte notamment comment il a dû forcer la porte d'une maison de disques pour se faire écouter, illustrant ainsi son message à la jeunesse : personne ne commence au sommet, mais le travail et l'audace finissent par payer.
Tourné vers demain, Singuila annonce l'arrivée imminente d'un nouvel album attendu dans les prochaines semaines. Un premier single, « Bébé s'en va », est prévu pour le 23 janvier 2026. Une nouvelle étape pour un artiste qui entend continuer à faire résonner l'Afrique dans chacune de ses créations, convaincu que le retour aux sources n'est pas un repli, mais une force universelle.