Un affrontement entre la population autochtone et des ressortissants burkinabè a fait six blessés, tous évacués à l'Établissement public hospitalier régional (Ephr) de Guiglo. Une situation qui s'est produite dans le campement de Kouamékro situé à environ 25 km de la ville de Guiglo, le 6 janvier.
Ce qui a mis le feu aux poudres
Selon Koffi Emmanuel, un habitant du campement, joint par téléphone, l'affrontement intercommunautaire est survenu à l'issue de la rencontre des 8es de finale de la Can 2025 entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso soldée par la victoire des Éléphants (3-0). « Nos frères burkinabè n'ont pas digéré les chants en hommage aux Éléphants qui ont étrillé les Étalons du Burkina Faso. Les moqueries et autres paris perdus ont fait monter les tensions. Des jets de pierres ont créé ensuite la panique. Six personnes ont été blessées dans la bagarre généralisée », raconte Koffi Emmanuel.
Retour au calme
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Informé de cette situation, selon nos sources sur place, le préfet de la région du Cavally, Dongo Kobenan, a dépêché, le 8 janvier, une mission du corps préfectoral pour ramener le calme. Les populations autochtones et leurs frères originaires du Burkina Faso ont fumé le calumet de la paix en présence du secrétaire général 1 de préfecture, N'Guessan Patrick Yapi.
L'administrateur civil a exhorté les populations à être fair-play comme les footballeurs sur le terrain. « La Côte d'Ivoire est un pays de paix. Elle a traversé des crises, mais les gouvernants ont tout fait pour que la paix revienne et actuellement le pays est en paix. Le sport doit nous unir et non nous diviser. Nul ne doit se rendre justice en cas de problème. Prenez toujours contact avec les forces de l'ordre », a conseillé le représentant du préfet de région aux deux communautés.
N'Guessan Patrick Yapi a exhorté les jeunes à donner dos à la violence en disant non à la drogue et à l'alcool. Après les excuses publiques de la communauté burkinabè, Patrick N'Guessan Yapi a, au nom du préfet de région, exprimé sa gratitude aux deux chefs de communauté. Il les a invités à vivre ensemble comme par le passé.