Madagascar: Taxes sur les véhicules - Le nouveau barème entre en vigueur

Pour cette année, tous les propriétaires de véhicules à moteur à Madagascar sont soumis au nouveau barème annuel de la taxe sur les véhicules. Cette taxe, qui s'applique à toutes les voitures particulières, utilitaires, motos, scooters, bateaux motorisés et aéronefs immatriculés, est calculée selon l'âge, la puissance fiscale et le type d'énergie du véhicule.

Le montant de la taxe varie de 5 000 à 340 000 ariary par an. Plus un véhicule est ancien ou puissant, plus la taxe est élevée. Le type de carburant influence également le tarif : essence, diesel, hybride ou électrique.

Exemples de taxes selon le type de véhicule et l'âge :les véhicules essence de 1 à 4 CV paient entre 15 000 ariary (moins de 5 ans) et 115 000 ariary (plus de 20 ans), les véhicules diesel de 5 à 9 CV entre 40 000 et 140 000 ariary, et les véhicules hybrides ou électriques de 13 à 15 CV entre 60 000 et 160 000 ariary. Des tarifs particuliers sont également prévus pour les bateaux de plaisance et les aéronefs.

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Cette taxe annuelle doit être payée par tous les propriétaires de véhicules, qu'ils les utilisent à titre privé ou professionnel. Les exemptions concernent uniquement les ambulances, véhicules des pompiers, véhicules administratifs ou ceux bénéficiant de conventions internationales.

Pour rappel, en cas de retard ou de non-paiement, des sanctions strictes sont prévues, allant de l'amende à la saisie conservatoire du véhicule en cas de récidive.

Si certains reconnaissent l'utilité fiscale de cette taxe, d'autres expriment leur frustration, notamment concernant l'état des routes. Un citoyen souligne : « C'est bien de rétablir cette taxe, mais les routes à Madagascar devraient également être toutes goudronnées, que ce soit en ville ou à la campagne, partout dans le pays ! L'argent que l'État prélève sur tous les véhicules devrait servir à réparer et améliorer les routes, afin qu'elles soient en bon état, sans nid-de-poule ni obstacles dangereux ».

Cette réaction reflète un sentiment largement partagé : si la taxe a pour objectif de responsabiliser les propriétaires et de sécuriser les recettes publiques, les citoyens attendent en retour une amélioration concrète des infrastructures routières.

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