Cameroun: Elections 2026 - Le dimanche 10 mai, scénario le plus probable

13 Janvier 2026

Le calendrier électoral camerounais pour 2026 se précise. Suite à la prorogation des mandats par le président Paul Biya en juillet 2024, les prochaines élections législatives et municipales se dessinent pour le printemps prochain. L'analyse des textes et des pratiques administratives converge vers une date cible : le dimanche 10 mai 2026.

Les mandats des députés et des conseillers municipaux, initialement attendus pour 2025, ont été officiellement prolongés jusqu'au 30 mars et au 31 mai 2026 respectivement. Cette décision, actée par décret présidentiel, définit la fenêtre légale dans laquelle doit s'inscrire le prochain scrutin. L'Union Interparlementaire confirme d'ailleurs que les prochaines élections à l'Assemblée nationale sont attendues pour février 2026, ce qui cadre avec ce calendrier.

Le scénario le plus plausible, étayé par une analyse juridique partagée par des acteurs politiques, est celui d'un vote couplé le 10 mai 2026. Cette date respecte les délais constitutionnels : les municipales doivent se tenir au plus tard le 11 mai, et les législatives peuvent intervenir à partir du 9 mai. Un tel couplage présente un avantage majeur de logistique et de coût pour l'organisation du scrutin. Toutefois, une hypothèse alternative, impliquant une nouvelle prorogation de trois mois des mandats, reporterait ce double scrutin au dimanche 9 août 2026.

Ce calendrier s'inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par des débats sur la participation. Certains partis de l'opposition, à l'instar du Front Social pour un Nouveau Cameroun (FSNC), ont déjà annoncé leur intention de boycotter ces élections. Ce choix stratégique, qui rappelle les précédents de 1992 et 2020, est vivement critiqué par des analystes qui y voient une renonciation à occuper un terrain politique essentiel. Ils estiment que cette absence risque de conforter la majorité présidentielle, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), et de lui offrir une forme de légitimité.

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Face à ce paysage, une question cruciale se pose aux électeurs et à la classe politique : dans un système où les règles du jeu sont souvent contestées, la voie du changement passe-t-elle par une participation massive pour sécuriser chaque voix, ou par un retrait destiné à décrédibiliser le processus ? Les mois qui viennent, jusqu'à la convocation officielle du corps électoral prévue le 9 février 2026, seront déterminants.

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