Sénégal: Sédhiou - Les conducteurs de moto-taxis 'Jakarta' en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

Sédhiou — Les conducteurs de moto-taxis "Jakarta" de la commune de Sédhiou (sud) ont entamé, lundi, une grève de 24 heures renouvelables pour dénoncer des conditions de travail jugées "intenables", marquées par des contrôles policiers intensifs et des exigences administratives qu'ils estiment inadaptées à leur réalité, a constaté l'APS.

Cette grève est une réponse à une série de difficultés persistantes, a expliqué Pape Kélountang Djignaly, président de leur association et vice-président de l'Union nationale des conducteurs de moto-taxis "Jakarta" du Sénégal.

"Toutes les démarches pour obtenir nos cartes grises et plaques ont été faites, mais les documents ne sont toujours pas disponibles. Pourtant, on nous les réclame à chaque contrôle", a-t-il fait savoir.

Lors des opérations de contrôle menées par les forces de sécurité, les conducteurs de moto-taxis "Jakarta" affirment devoir s'acquitter systématiquement d'une "amende de 3 000 francs CFA, sans un reçu de paiement", à chaque arrestation, a-t-il dit.

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Les conducteurs pointent également du doigt l'obligation de disposer de deux casques dont un pour le passager, une mesure qu'ils jugent difficile à appliquer dans un contexte de précarité, et potentiellement risquée sur le plan sanitaire.

"Parfois, nous transportons des malades. Partager un casque peut favoriser la transmission de maladies", a argué M. Djignaly.

A en croire le président des conducteurs de moto-taxis "Jakarta", ces contrôles, à deux à trois reprisses par semaine, sont devenus une source d'épuisement pour les jeunes conducteurs.

Cette grève a paralysé une partie des activités du transport urbain, compliquant les déplacements des usagers dans la ville. Plusieurs habitants rencontrés expriment leur solidarité avec les grévistes, tout en appelant à une solution rapide pour éviter une prolongation du mouvement d'humeur.

Les conducteurs appellent les autorités à plus de compréhension et à une meilleure coordination entre les services de sécurité et les structures chargées de la délivrance des documents administratifs.

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