Cameroun: Ngaoundéré-Meiganga - Quatre morts dans un choc frontal entre bus et poids lourd

13 Janvier 2026

La route nationale 1, artère vitale du septentrion camerounais, a encore été endeuillée. Ce lundi 12 janvier 2026, une violente collision entre un bus de la compagnie Touristique Voyage et un semi-remorque a coûté la vie à quatre personnes sur l'axe reliant Ngaoundéré à Meiganga.

Le choc, survenu dans l'après-midi, a été si violent qu'il a provoqué la mort immédiate des victimes. Les secours dépêchés sur les lieux du drame n'ont pu que constater le tragique bilan. Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les circonstances précises de cet accident Ngaoundéré-Meiganga.

Cet événement tragique ramène une fois de plus la lumière sur les conditions de sécurité routière . L'agence Touristique Voyage n'en est malheureusement pas à son premier fait d'armes tragique. Déjà en août 2023, un de ses bus impliqué dans un accident à Ngaoundéré avait fait neuf morts et vingt-quatre blessés. Une répétition macabre qui soulève des questions brûlantes sur les standards de maintenance et de formation des chauffeurs au sein de certaines compagnies.

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L'axe routier stratégique concerné est pourtant crucial pour l'économie nationale et régionale, facilitant les échanges vers le Tchad et la République centrafricaine. Mais pour les riverains, il est trop souvent un « cimetière à ciel ouvert ». Cette nouvelle tragédie intervient dans un contexte social déjà tendu. En décembre 2025, les chauffeurs routiers de cet axe avaient observé une grève paralysante pour protester contre ce qu'ils dénoncent comme du harcèlement policier systématique.

En filigrane se pose la question majeure de l'infrastructure routière. Le Cameroun a certes de vastes ambitions, prévoyant de bitumer près de 2000 kilomètres de routes entre 2024 et 2026. Cependant, la réalité sur le terrain montre un décalage. Pour 2025, l'objectif de bitumage n'a été rempli qu'à 51%. L'état des routes, combiné à des comportements à risque et à des contrôles parfois défaillants, crée un cocktail explosif.

Alors que les familles des victimes sont plongées dans le deuil, une interrogation persiste. Les grands plans nationaux d'infrastructures pourront-ils, seuls, empêcher la répétition de ces drames humains ? Que faut-il faire de plus pour que la route cesse d'être un chemin de larmes pour les Camerounais ?

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