Burkina Faso: Faso Film Forum - Un cadre d'échanges pour le rayonnement du cinéma burkinabè

12 Janvier 2026

L'Agence burkinabè de la cinématographie et de l'audiovisuel a lancé la première session de Faso Film Forum, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou.

L'Agence burki-nabè de la cinématographie et de l'audiovisuel (ABCA) poursuit ses efforts pour faire rayonner le cinéma burkinabè. En effet, elle a lancé la première session de Faso Film Forum, une plateforme d'échanges dédiée aux enjeux majeurs du cinéma burkinabè et africain, vendredi 9 janvier 2026 à Ouagadougou.

Le directeur général de l'ABCA, Alex Moussa Sawadogo, a indiqué que cette initiative vise avant tout à renforcer la structuration et la protection de l'industrie cinématographique burkinabè, notamment à travers la question des droits d'auteur.

Il a expliqué que Faso Film Forum a été conçu comme une plateforme permanente de dialogue et de réflexion sur les principaux défis du cinéma, aussi bien au niveau national que continental. Selon lui, il s'agit de créer un cadre d'échanges directs entre le public, les professionnels du cinéma et des experts reconnus afin de favoriser une meilleure compréhension des enjeux du secteur.

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« L'objectif est de permettre à l'industrie cinématographique burkinabè de continuer à rayonner et de produire des œuvres capables de rivaliser sur la scène internationale », a-t-il précisé. M. Sawadogo s'est dit satisfait de cette première session marquée par une forte mobilisation des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel.

Il a souligné la présence de nombreuses associations et structures du secteur, ainsi que la richesse des échanges entre les participants et l'expert invité. Pour lui, cette dynamique collective est indispensable à la construction d'une cinématographie forte.

Garantir la protection juridique et financière des créateurs

Pour ce qui concerne les principales recommandations issues des discussions, M. Sawadogo a estimé qu'elles mettent en avant la nécessité pour les acteurs du cinéma de formaliser leurs relations à travers des contrats clairs, dès la phase de création.

« La priorité, c'est la question des auteurs. D'abord, il faut des contrats entre tous ceux qui participent à la création », a-t-il déclaré.

Il a insisté également sur l'importance du dépôt systématique des œuvres au Bureau burkinabè des droits d'auteur (BBDA) afin de garantir la protection juridique et financière des créateurs. Il a rappelé que le Burkina Faso dispose d'un bureau des droits d'auteur performant et reconnu dans la sous-région.

« De nombreux acteurs ne déclarent pas encore leurs œuvres, souvent par manque d'information ou de sensibilisation », a-t-il déploré. Pour y remédier, il a appelé les professionnels à mieux s'organiser au sein des structures, d'associations et des fédérations capables de formuler des propositions concrètes à l'endroit des autorités et des institutions du secteur. « Le prochain rendez-vous, c'est dans un mois, avec Faso Film Forum 2.

Nous allons parler plus de la co-production internationale », a-t-il annoncé. Il a signifié que, malgré les efforts consentis par l'Etat pour soutenir la création cinématographique, il est essentiel pour les réalisateurs et producteurs de rechercher des partenariats à l'international. Selon lui, la co-production ne se limite pas au financement des films, mais constitue également un levier majeur de visibilité et de diffusion internationale.

L'expert en droits d'auteur dans les industries culturelles et cinématographiques, Walib Bara, a entretenu les participants sur la propriété intellectuelle appliquée à l'œuvre cinématographique, avec un accent particulier sur la nécessité de sécuriser juridiquement la création.

Il a d'abord insisté sur l'importance du statut juridique de l'œuvre cinématographique, en rappelant que celle-ci est une création collective dont les droits doivent être clairement définis et protégés. M. Bara a présenté les différents titulaires de droits d'auteur impliqués dans une œuvre de cinéma et les mécanismes de répartition des droits entre eux.

Il a abordé la question des contrats qu'il considère comme un élément central en matière de propriété intellectuelle, notamment dans le domaine de la propriété littéraire et artistique. Selon lui, l'absence de contrats constitue l'une des principales fragilités du secteur. Pour Walib Bara, la formalisation contractuelle demeure ainsi un levier essentiel pour garantir les droits, prévenir les conflits et assurer une meilleure valorisation des œuvres cinématographiques.

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