Les récents bombardements de Masisi-centre, survenus le 2 janvier 2026, ont une fois de plus plongé les populations du Nord-Kivu dans l'horreur. Des civils, déjà éprouvés et fatigués par des décennies de guerre, ont été frappés par de nouvelles violences attribuées aux groupes armés actifs dans la région. Ces événements tragiques, commémorés lors d'une cérémonie au stade de l'Unité à Goma, ont provoqué une vive réaction de la Fondation Afrique, dirigée par Stéphane Muadi Van, l'homme sociopolitique congolais.
Dans un message patriotique diffusé ce lundi sur le Portail d'Afrique, la Fondation Afrique a brisé le silence et dénoncé ce qu'elle qualifie de "Génocide oublié" et de "massacre à visée économique", perpétré au détriment des populations congolaises.
Une guerre de 30 ans, des millions de victimes
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La Fondation Afrique est clair, la guerre qui ravage l'Est de la République démocratique du Congo depuis près de trois décennies a déjà fait des millions de morts et de déplacés, touchant aussi bien les populations congolaises que des communautés rwandaises, notamment les Hutus réfugiés dans la région. Malgré l'ampleur de la tragédie, le monde reste, selon elle, largement et totalement indifférent. « Ce massacre continue aujourd'hui dans le silence et l'oubli absolu. Le monde regarde ailleurs pendant que des villages sont détruits et que des familles entières sont anéanties », déplore Stéphane Muadi Van.
Il souligne qu'actuellement, plus de 150 groupes armés opèrent toujours sur le territoire congolais, semant la terreur en toute impunité. « Des millions de morts, mais aucune justice ni poursuite. Aucun tribunal. Aucune condamnation. Comme si ces vies des « noirs africains » ne comptaient pas », affirme-t-il !!
Femmes, enfants et civils pris au piège
La Fondation Afrique insiste particulièrement sur le sort des femmes et des enfants, premières victimes de cette guerre.
« Nos enfants ne méritent-ils pas d'être protégés ? Nos femmes, violées et mutilées, ne sont-elles pas droit à la vie et à la dignité ? », s'interroge Stéphane Muadi Van. Pour l'organisation, les meurtres, massacres, tueries, les violences sexuelles, les enrôlements forcés, les déplacements massifs et la destruction des villages constituent des crimes contre l'humanité qui ne peuvent plus rester impunis.
"Assez de sang, assez de silence"
À travers le monde, les membres de la Fondation Afrique lancent un cri commun : « Assez de sang. Assez de silence. L'heure de la paix a sonné pour toutes les populations qui ont tant souffert. » Mais au-delà de l'indignation, la Fondation passe à l'action et formule une revendication centrale.
Exigence d'un Tribunal international pour l'Est de la RDC
La Fondation Afrique exige la création d'un Tribunal pénal international spécial pour juger tous les crimes commis à l'Est de la RDC. « Nous exigeons une justice internationale forte, indépendante et courageuse pour poursuivre tous les responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de pillage des ressources », déclare Stéphane Muadi Van.
Pour lui, cette justice ne doit pas être sélective ni influencée par les intérêts géopolitiques ou économiques. « Une vraie justice doit protéger les victimes, pas les puissants. Elle doit parler pour les enfants tués, les femmes mutilées et violées, les villages rayés de la carte et les familles brisées. » La Fondation Afrique appelle les Congolais, la diaspora et la communauté internationale à se mobiliser massivement pour soutenir cette initiative et mettre fin à ce qu'elle qualifie de barbarie prolongée.
« Cette tragédie doit s'arrêter maintenant. Les responsables doivent répondre de leurs actes devant la justice. Le peuple congolais a droit à la paix, à la dignité et à la vérité », conclut Stéphane Muadi Van.