La présentation du rapport annuel sur l'état des droits de l'homme par le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) dépasse le cadre d'un exercice administratif.
Acte solennel, exigence légale et outil d'interpellation institutionnelle, ce document indépendant éclaire les plus hautes autorités de l'État sur la réalité des droits humains, tout en appelant à une coopération pleine et responsable des administrations publiques.
Loin d'être une simple formalité administrative, cette démarche répond à une exigence légale inscrite au cœur du mandat de l'Institution nationale des droits de l'Homme (INDH).
Ce rapport, élaboré de manière indépendante par le CNDH, constitue un outil essentiel d'évaluation et de suivi de la situation des droits humains dans le pays. Avant sa publication officielle, il est soumis à trois hautes autorités de la République, à savoir le Président de la République, le Président de l'Assemblée nationale et la Présidente du Sénat. Cette procédure traduit l'importance accordée à ce document, qui éclaire les décideurs publics sur les avancées, les défis et les insuffisances en matière de respect des droits fondamentaux.
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Fruit d'un travail rigoureux, le rapport annuel repose sur la contribution diligente et indispensable de l'ensemble des départements administratifs. Leur collaboration permet au CNDH de recueillir des informations fiables, d'analyser les pratiques institutionnelles et de formuler des recommandations pertinentes en vue d'un meilleur respect des droits de l'homme. Toutefois, l'Institution relève que certains services choisissent de ne pas coopérer ou de refuser toute collaboration, une attitude regrettable qui peut entraver l'efficacité du processus.
En dépit de ces obstacles, le CNDH réaffirme son engagement à remplir pleinement son mandat constitutionnel et législatif.
À travers ce rapport annuel, il entend non seulement dresser un état des lieux objectif, mais aussi contribuer au renforcement de l'État de droit, à la promotion de la bonne gouvernance et à la consolidation de la démocratie.
La présentation solennelle de ce rapport demeure ainsi un moment clé du dialogue institutionnel et un levier stratégique pour la protection et la promotion des droits de l'homme.