Ile Maurice: Pas encore d'évaluation psychologique et toxicologique pour Bolzano Kemayou

Le Camerounais Beltrami Bolzano Kemayou (photo), 24 ans, a été de nouveau interrogé aux Casernes centrales hier, dans le cadre de l'enquête sur le décès de sa compagne, Sivanee Saminaden, 29 ans, survenu à Petit-Raffray dans la nuit du 3 au 4 janvier. Il est également suspecté de plusieurs agressions signalées, notamment contre une conductrice française près de Calodyne, dont le nez a été arraché.

Selon son avocat, Me Nawaz Dookhee, l'audition d'hier a principalement été consacrée au profil du jeune homme. Les enquêteurs l'auraient interrogé à propos de son parcours avant son arrivée à Maurice, des raisons de sa venue sur le territoire, de la durée de son séjour, des circonstances de sa rencontre avec Sivanee Saminaden et du contexte de leur relation.

Me Dookhee indique également que les enquêteurs ont évoqué l'état psychologique de Kemayou. Il affirme que son client «ne souffre d'aucune maladie mentale» et qu'il est «sain d'esprit». Il précise toutefois qu'à sa connaissance, son client n'a été soumis à aucun examen psychologique officiel.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Contactée, la cellule de communication de la police explique qu'à ce stade, aucun rapport officiel sur l'état mental de Beltrami Bolzano Kemayou n'est disponible, pas plus qu'un quelconque test toxicologique. Les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team poursuivent l'analyse des preuves disponibles et des témoignages déjà recueillis. À l'issue de son audition, Bolzano Kemayou a été reconduit en cellule sous forte escorte policière.

L'enquête reprendra demain, avec un interrogatoire qui se concentrera cette fois sur le jour du drame, c'est-à-dire les événements des 3 et 4 janvier. Cette étape doit permettre d'établir une chronologie précise et de confronter les versions collectées jusqu'ici. La police rappelle qu'elle ne peut, pour le moment, communiquer de détails sur l'enquête en cours.

AllAfrica publie environ 400 articles par jour provenant de plus de 120 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.