Au Togo, le principal parti d'opposition, l'Alliance nationale pour le changement, demande l'ouverture des archives françaises de 1963 pour éclaircir les conditions de la mort, encore floues, du premier président togolais, Sylvanus Olympio. Une requête formulée par son président, Jean-Pierre Fabre, lors d'une conférence de presse à l'occasion du 63e anniversaire de ce meurtre, mardi 13 janvier.
13 janvier 1963, le premier président démocratiquement élu au Togo, Sylvanus Olympio, est assassiné par un groupe d'hommes armés. Jusqu'à ce jour, des zones d'ombre entoure ce coup d'État qui, selon l'Alliance nationale pour le changement, constitue le « meurtre fondateur » du système politique qui régente le pays.
Un régime marqué par l'impunité, le mensonge d'État et la confiscation du pouvoir, estime Jean-Pierre Fabre, président de l'Alliance nationale pour le changement, dont la genèse nécessite aujourd'hui une clarification.
« Il faut rechercher à connaître ce qu'il s'est réellement passé. Cela a été un assassinat maquillé en coup d'État militaire », tranche l'opposant politique au micro de notre correspondant à Lomé, Peter Dogbe, « tout cela pour dire que l'assassinat n'a pas été perpétré par une armée organisée. »
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Pour faire toute la lumière sur l'affaire, Jean-Pierre Fabre sollicite le gouvernement togolais, qu'il puisse demander à Paris, la déclassification des archives françaises en date du meurtre du premier président du pays.
Il faut rechercher à connaître ce qu'il s'est réellement passé. Cela a été un assassinat maquillé en coup d'État militaire. Tout cela pour dire que l'assassinat n'a pas été perpétré par une armée organisée. Ceux qui sont allés assassiner le chef de l'Etat dans sa maison n'étaient pas dans l'armée togolaise naissante. Et donc, pourquoi parle-t-on de coup d'Etat militaire ? Parce qu'après, on a mis en place un comité insurrectionnel dans lequel ceux qui avouaient avoir été sur les lieux, la majorité n'y était pas. Voilà pourquoi nous disons qu'il faut ouvrir les archives françaises de 1963 sur l'assassinat du président Sylvanus Olympio. Jean-Pierre Fabre, président de l'Alliance nationale pour le changement