Un nouveau jalon vient d'être posé dans la coopération arabo-africaine. Réunis à Abidjan, le 13 janvier 2026, le Groupe de coordination arabe (Acg) et le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) ont adopté une déclaration commune visant à hisser leur partenariat à un niveau plus stratégique et plus structuré, au service du financement du développement en Afrique.
Ce cadre renouvelé repose sur cinq domaines prioritaires : le cofinancement des projets et les opérations conjointes, la mobilisation de capitaux à grande échelle, le développement du secteur privé et des Pme, l'investissement dans le capital humain ainsi que le renforcement de la résilience, notamment dans les pays en situation de fragilité.
L'objectif affiché est clair : maximiser l'impact des financements et accélérer la transformation économique du continent. Dans la continuité du sommet arabo-africain de Riyad de novembre 2023 et du jubilé d'or de l'Acg, la déclaration réaffirme l'ancrage historique du partenariat entre le monde arabe et l'Afrique, soutenu, depuis plusieurs décennies, par des financements concessionnels et non concessionnels majeurs.
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Elle reconnaît également l'ampleur des défis actuels, liés à la viabilité de la dette, aux chocs externes, à la sécurité alimentaire et énergétique ainsi qu'à la création d'emplois pour les jeunes et les femmes, dans le droit fil de l'Agenda 2063 de l'Union africaine.
La vision commune portée par les deux parties est celle d'une Afrique plus résiliente, mieux intégrée dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, fondée sur la complémentarité, la transparence et l'orientation vers des résultats mesurables.