Madagascar: Accueil de migrants expulsés des États-Unis - Un réel danger pour la Société malgache

Le président de la transition malgache et des États-Unis, Donald Trump

La question est de savoir si ces derniers vont être hébergés dans des sites d'accueil ou bien s'ils vont se fondre dans la masse.

Le régime de refondation joue avec le feu. Dans le cadre de sa politique de diplomatie tous azimuts mettant en exergue une coopération ouverte à tous les pays, le régime est en train d'engager Madagascar dans des accords de coopération dangereux, ne tenant pas compte des risques vis-à-vis de la situation géopolitique mondiale. Au moment où des militaires russes sont présents dans nos murs pour former nos militaires et fournir des armes et équipements à l'Armée malgache, la fuite d'informations concernant une démarche en vue d'accueillir des migrants expulsés par les États-Unis fait surface.

Selon les informations révélées par Africa Intelligence, le sujet aurait été évoqué durant le déplacement secret du colonel Michaël Randrianirina à Dubaï au début du mois de décembre 2025. La semaine dernière, des émissaires du président américain Donald Trump se sont rendus à Madagascar pour mener des discussions avec les autorités malgaches à propos de la mise en oeuvre de ce projet, a-t-on laissé entendre. En effet, les autorités de refondation à Madagascar entendent négocier afin de pouvoir tirer profit de la politique migratoire lancée par l'administration Trump. Une politique qui consiste à mener un combat sans merci, assorti d'arrestations musclées, contre tous les migrants illégaux se trouvant sur le sol américain. Depuis quelque temps, leur traque est devenue virale sur les réseaux sociaux.

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Choc culturel. Pour faciliter l'expulsion des personnes arrêtées, les États-Unis négocient avec certains pays africains, moyennant une rétribution financière, pour les accueillir. Sont concernés, entre autres, l'Eswatini, le Ghana, l'Ouganda, le Rwanda, la Guinée Équatoriale, le Salvador et l'archipel des Palaos. Il faut reconnaître toutefois qu'il ne s'agit pas d'une somme d'argent conséquente. À titre d'exemple, l'Eswatini aurait reçu 4,3 millions d'euros en acceptant d'accueillir 160 migrants expulsés des États-Unis. La différence est colossale par rapport aux 250 millions de dollars que la Banque mondiale octroie à Madagascar pour financer différents projets, tels que la sécurité sociale et la lutte contre la pauvreté. Pourtant, en accueillant des migrants illégaux venant des États-Unis, la Grande île encourt de nombreux risques, aussi bien sécuritaires que socio-culturels. Dans ce genre de situation, une préparation à un éventuel choc culturel est de mise.

Sites d'accueil. De nombreuses questions se posent aussi, notamment à propos des sites d'accueil. Le gouvernement de refondation s'est-il préparé ou bien ces migrants que les États-Unis sont en train d'expulser par la force vont-ils tout simplement se fondre dans la Société malgache ? Qu'en est-il aussi de la politique de réduction démographique déjà engagée par Madagascar ? Pour le moment, l'accord en question n'a pas encore été signé, du moins officiellement, car aucune communication dans ce sens n'a été effectuée, ni de la part de la Présidence de la Refondation, ni de la part du gouvernement. La vraie question est aussi de savoir si engager l'État malgache dans une initiative aussi importante relève des prérogatives d'un chef d'Etat non élu par le peuple. Histoire à suivre.

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