En Tunisie, le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) Noureddine Taboubi est revenu sur sa démission annoncée en décembre dernier. Elle avait créé plusieurs problèmes à cause de son timing, juste avant la grève générale décrétée pour le 21 janvier 2026 : faute de dépôt d'un préavis de grève à temps, elle a été finalement reportée à une date ultérieure. Le retour du leader de l'UGTT à son poste ne fait que confirmer des problèmes qui persistent en interne.
Après une démission surprenante le 23 décembre 2025, à un mois de la grève générale en Tunisie décrétée par l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), son secrétaire général Noureddine Taboubi, a finalement repris ses fonctions le 15 janvier 2026.
Selon les règles de cette centrale syndicale, sa démission devait être effective à partir du 17 janvier, car elle doit être validée par plusieurs réunions administratives et le leader possède un droit de rétractation.
Pour que « l'UGTT en ressorte plus forte que jamais »
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Noureddine Taboubi, qui n'avait pas commenté sa démission, tenterait de sauver la face de la l'UGTT selon plusieurs analystes. Sa démission a créé une vacance de poste et donc, de facto, le report de la grève générale prévue le 21 janvier prochain, et perçue comme une montée au créneau de la centrale contre le gouvernement qui a rompu le dialogue social.
Mais embarrassée par ses crises en interne, l'UGTT est affaiblie et semble avoir du mal à jouer son rôle de contre-pouvoir.
Ce retour du secrétaire général permet donc de reporter sans annuler la grève et de se donner encore du temps pour « ranger la maison interne » selon la déclaration de Noureddine Taboubi à la radio privée Mosaïque FM. Il a appelé à ce que l'ensemble des responsables de la centrale tire des leçons de cette crise pour que « l'UGTT en ressorte plus forte que jamais », selon ses mots.
