La mission d'information parlementaire chargée d'examiner les conditions de commercialisation des produits de la filiale sénégalaise du groupe chinois Sunda International est entrée dans la phase opérationnelle. Dans un communiqué rendu public hier, jeudi 15 janvier, sa présidente a annoncé que la mission a entamé effectivement, depuis le mercredi 14 janvier, la phase d'auditions prévue dans le cadre de son mandat.
L'affaire dite « Softcare », du nom de l'entreprise spécialisée dans la fabrication de couches et de serviettes hygiéniques, secouée ces derniers jours par un double scandale relatif d'une part à la présence de matières premières périmées dans le circuit de fabrication de ses produits et d'autre part à une tentative présumée de corruption d'agents de la Direction de l'Inspection, de la Surveillance du marché et des Vigilances de l'Agence de régulation pharmaceutique (ARP) connait ainsi un nouveau développement au niveau de l'Assemblée nationale. Installée le lundi 5 janvier dernier, la mission d'information parlementaire relative à la commercialisation des produits de cette filiale sénégalaise de Sunda International est désormais pleinement engagée dans ses travaux.
Dans le même communiqué rendu public hier, jeudi 15 janvier, la présidente de ladite mission, la députée Khady Sarr, informe que, conformément aux dispositions de l'article 51 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, la mission a entamé, le mercredi 14 janvier 2026, la phase d'auditions prévue dans le cadre de son mandat. Poursuivant, la présidente de la mission précise que cette séquence de travail sera conduite selon une démarche rigoureuse, contradictoire et pleinement documentée, en vue d'établir avec précision la chronologie des actes administratifs et techniques ayant conduit aux décisions successives de retrait puis de remise sur le marché des produits concernés, et d'en apprécier la cohérence au regard des procédures d'inspection, de contrôle qualité et d'information du public.
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« Il s'agira également de circonscrire les responsabilités administratives susceptibles d'être engagées à chaque niveau de la chaîne d'instruction, de validation, de suivi et de communication, sans préjudice des compétences propres à l'autorité judiciaire et aux organes de contrôle externe », a ajouté la députée Khady Sarr.
Revenant sur les modalités du processus, elle indique que « la mission procédera à l'audition des autorités de régulation, des départements ministériels compétents, de l'opérateur concerné, ainsi que de toute structure professionnelle, technique ou représentative dont l'éclairage apparaîtra utile à l'établissement des faits et à l'évaluation des dispositifs de protection des consommateurs et de prévention des risques sanitaires ».
Par ailleurs, Madame Khady Sarr a précisé que, parallèlement aux auditions, la mission effectuera une visite de terrain auprès de l'opérateur concerné, afin d'apprécier, in situ, les conditions de production, d'entreposage et de traçabilité, ainsi que la mise en oeuvre effective des prescriptions techniques et des exigences de conformité. « Dans la même logique, et afin d'assurer une approche participative, inclusive et centrée sur l'intérêt général, la mission mettra en oeuvre une consultation citoyenne visant à recueillir, de manière ordonnée et exploitable, les observations, préoccupations et contributions des usagers, des organisations de consommateurs et, plus largement, des parties prenantes concernées, en vue d'enrichir l'analyse parlementaire », a encore fait remarquer la présidente de la mission.
Pour conclure, elle a assuré que les travaux se dérouleront dans le strict respect des secrets légalement protégés, des droits des personnes et des exigences de sérénité inhérentes au contrôle parlementaire. À ce titre, elle a appelé l'ensemble des administrations, organismes et parties prenantes concernés à coopérer de manière pleine et loyale, dans l'intérêt supérieur de la santé publique et de la confiance des citoyens.