Sénégal: Saint-Louis/Biodiversité, conservation et valorisation touristique - Le Parc national des oiseaux du Djoudj au coeur des priorités environnementales

16 Janvier 2026

En visite hier, jeudi 15 janvier 2026 au niveau du Parc National des Oiseaux du Djoudj dans le cadre de la journée internationale de dénombrement des oiseaux d'eau, le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf a salué les atouts exceptionnels de ce site avant d'inviter les Sénégalais à le visiter. Il a rappelé les immenses richesses et le potentiel de ce parc classé patrimoine mondial de L'UNESCO. Le ministre a également rendu hommage aux agents chargé de la gestion du parc tout en réaffirmant sa volonté d'oeuvrer pour l'amélioration de leurs conditions de travail.

« Nous sommes venus aujourd'hui au Parc National des Oiseaux Djoudj, au Nord du Sénégal, pour la journée internationale de dénombrement des oiseaux d'eau. On a 37 sites disponibles où il y a des gens qui font des comptages dans 219 secteurs de comptage différents. Cela veut dire que partout sur le territoire national aujourd'hui, il y a des agents qui font le travail que nous sommes en train de faire aujourd'hui, pour que le Sénégal ait une idée très précise du nombre des oiseaux d'eau, et pour pouvoir aussi participer au comptage au niveau international », a fait savoir Dr Abdourahmane Diouf qui s'est aussi appesanti sur l'importance de ce parc.

« C'est un parc extrêmement intéressant avec plus de 22 000 hectares de surface, plus de 4000 hectares de lac, et globalement c'est plus de 60% d'eau et 40% de terre. Cela donne une idée du potentiel que nous avons en termes de lac, un potentiel d'exploitation que nous n'avons pas encore exploité. Autant en termes de conservation, on en a beaucoup fait, mais autant en termes de développement et d'exploitation, on est relativement en retard », a-t-il indiqué.

Le ministre a rappelé les instructions des plus hautes autorités du pays, notamment le Président de la République, consistant à travailler sur un modèle de partenariat public-privé, qui préserve les prérogatives de l'État afin de ne pas compromettre la ressource naturelle, tout en offrant au secteur privé la possibilité d'exploiter de manière encadrée, des richesses encore insuffisamment valorisées au Sénégal.

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« Nous avons eu aujourd'hui la chance de visiter le lac, c'est une merveille. Djoudj, c'est l'un des sites, ou au moins le site en Afrique de l'Ouest, de reproduction du pélican blanc, avec 22 000 individus. Nous avons pu voir les images extrêmement intéressantes à visiter par les sénégalais et par les étrangers. C'est aussi l'un des sites où les animaux se reproduisent le plus », a-t-il dit tout en insistant sur le potentiel ce parc où nichent le pélican blanc et plusieurs autres oiseaux migrateurs du monde.

« C'est d'ailleurs cela qu'a compris le gouvernement sénégalais. On est en train d'investir, de continuer à investir pour que les conditions de travail des agents soient meilleures. On est en train de fabriquer des bâtiments, quatre postes de garde et un poste de commandement, qui vont, on l'espère, être finalisés d'ici l'hivernage. Cela participera à donner à nos agents de meilleures conditions de travail », a-t-il annoncé.

Dr Diouf n'a pas manqué aussi de rendre hommage à ses agents. « Parce que quand on vient dans ces lieux et on voit les conditions dans lesquelles ils travaillent, on ne peut que leur rendre hommage. C'est vraiment ça le vrai don de la patrie. Et je leur dis au passage que le ministère ne ménagera aucun effort pour leur permettre d'avoir des conditions de travail encore plus décentes », a-t-il ajouté. Il compte continuer ce vendredi vers d'autres sites, vers d'autres réserves. Mais depuis ce Parc National de Djoudj, il a lancé un appel solennel aux sénégalais pour qu'ils aillent visiter ce parc, qui, dit-il, a un potentiel extraordinaire. « Le gouvernement va continuer à travailler pour en faire un bijou, pas très loin des standards internationaux », a-t-il conclu.

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