Dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), l'AFC/M23 annonce son retrait de la ville d'Uvira. Le groupe avait déjà annoncé le retrait de ses troupes de la deuxième ville de la province du Sud-Kivu dont il a pris le contrôle début décembre. L'essentiel des combattants et du matériel militaire avait bien quitté les lieux, mais une présence militaire et administrative de l'AFC/M23 restait encore sur place.
Cette fois, l'AFC/M23 assure vouloir aller plus loin : le groupe politico-militaire affirme avoir saisi la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) il y a quatre jours pour lui demander d'assurer la protection des populations civiles à Uvira, conformément au mandat de la Monusco.
Mais, dans les faits, cette dernière ne dispose pas de troupes déployées au Sud-Kivu. Un éventuel déploiement dans cette partie de la province dépendra notamment de l'avis du Conseil de sécurité des Nations unies, attendu en mars prochain.
Le groupe décline toute responsabilité dans la sécurisation d'Uvira
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Le mouvement affirme placer officiellement la ville d'Uvira sous la responsabilité pleine et entière de la communauté internationale.
Concrètement, l'AFC/M23 annonce le désengagement de ce qu'il appelle l'unité d'observation et de monitoring. Cette unité était composée d'éléments en treillis, d'autres en civil, et de policiers du mouvement, visibles dans la ville. Sur le plan civil, des animateurs ont été également installés dans plusieurs quartiers d'Uvira. Présentés comme des responsables civils intérimaires, ils étaient chargés de l'administration locale.
Aujourd'hui, l'AFC/M23 affirme décliner toute responsabilité dans la sécurisation d'Uvira et de ses 500 000 habitants.
Le mouvement maintient cependant une ligne rouge : il ne veut ni du retour de l'armée congolaise, ni de celui des combattants wazalendo dans la ville.
Sur le terrain, il est encore difficile de dire si des unités armées ont effectivement quitté Uvira.