Bambey — L'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) a produit 102 340 tonnes de semences certifiées (G2, G3 et de base) au cours de la contre-saison chaude de 2025, a annoncé, vendredi, à Bambey, son directeur général, Moustapha Guèye.
Cette production concerne notamment le niébé, le blé, l'arachide, le riz et le sorgho, a-t-il précisé, lors d'un atelier d'évaluation des performances des campagnes semencières d'hivernage et de contre-saison froide 2025, couplé à la validation du programme semencier de la contre-saison chaude 2026.
Selon les données présentées à cette occasion, l'arachide arrive largement en tête avec une production de 93 659 tonnes, confirmant ainsi son rôle central dans le programme semencier national.
La rencontre s'est tenue au Centre national de recherches agronomiques (CNRA) de Bambey en présence du secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, du président du conseil d'administration de l'ISRA et du directeur de l'Agriculture.
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M. Guèye a indiqué que cet atelier vise à renforcer la coordination et la planification opérationnelle du dispositif semencier national, en lien avec les différentes entités de l'ISRA et les services techniques du ministère de tutelle.
Pour sa part, le président du conseil d'administration de l'ISRA, Mbaye Sylla Khouma, a souligné que le Sénégal est engagé dans un processus de reconstruction du capital semencier perdu au fil des années.
« L'un des principaux problèmes que nous rencontrons avec l'arachide reste la faiblesse des rendements à l'hectare », a-t-il déclaré, rappelant que la moyenne nationale est d'environ 800 kilogrammes à l'hectare, alors que les autorités ambitionnent d'atteindre deux tonnes à l'hectare.
Selon lui, cette faiblesse des rendements réduit la compétitivité du Sénégal sur le marché international.
De son côté, le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, Ousmane Mbaye, a affirmé que la reconstitution du capital semencier constitue une "priorité stratégique" du département.
« Nous nous sommes fixé l'objectif d'achever ce processus à l'horizon 2027 », a-t-il indiqué, estimant que sans semences de qualité, l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire demeure "illusoire".
Il a réaffirmé le soutien de la tutelle à l'ISRA et invité son directeur général à renforcer la collaboration avec les producteurs et les industriels privés en vue d'accroître la production semencière nationale.