Sénégal: Hôtellerie - Dans les coulisses d'Accor au Sénégal

17 Janvier 2026

Dans le cadre d'une invitation, Le Soleil a eu l'occasion de plonger au coeur de quatre univers emblématiques du groupe Accor, leader mondial de l'hospitalité. Quatre établissements répartis entre Dakar et Saly, totalisant 23 salles de réunion et 780 chambres, chacun affirmant une personnalité singulière, une atmosphère propre et une manière bien à lui de réinventer l'art de recevoir.

D'abord, l'élégance moderne du Pullman Dakar Teranga, où le design rencontre la fluidité du service pour créer une expérience à la fois urbaine, apaisée et résolument premium.

Puis vient le Novotel Dakar, pensé comme un lieu de vie polyvalent où le confort, la convivialité et la simplicité intelligente font de chaque espace une zone de détente aussi chaleureuse que fonctionnelle.

Sur un autre tempo, ibis Styles Dakar montre son efficacité légendaire : pratique, direct, sans superflu mais jamais sans attention.

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Enfin, le Mövenpick Resort Lamantin Saly apporte sa touche de raffinement suisse mêlée à une hospitalité pleine de douceur, avec un sens du détail qui transforme un simple séjour en véritable moment de bien-être.

Un parcours riche en découvertes, en rencontres et en sensations

On ne part jamais vraiment pour un séjour de découverte. On s'y abandonne. Dès le premier matin, quelque chose en nous comprend que ce voyage ne sera pas seulement une suite de lieux, mais une manière de réapprendre à regarder.

Dakar accueille dans cette lumière claire et franche qui ressemble à un début de promesse. Le Pullman Dakar Teranga est notre premier port d'attache, un îlot de calme au-dessus de la ville. On y découvre des chambres spacieuses, dessinées dans des lignes épurées. L'odeur du linge frais, la générosité de l'espace, les matières choisies rappellent combien le luxe peut être aussi doux. Le personnel accueille avec cette politesse chaleureuse qui n'a rien d'appris. La teranga, on la ressent avant même qu'on ne la nomme.

Le Teranga Lounge s'ouvre comme un salon d'aubes, avec ses parfums de café, ses fruits issus de producteurs locaux, ses pains et pâtisseries préparés dans une logique de circuits courts, ses conversations encore ballerines, ses visages à moitié réveillés mais déjà lancés dans ce qui s'annonce comme une grande traversée. Le petit-déjeuner actif n'est qu'une mise en bouche avant la plongée.

Le walking tour du Pullman révèle un espace pensé comme une respiration urbaine. Les terrasses, les couloirs vitrés, les oeuvres d'art contemporaines, les chambres orientées vers la mer ou la ville : chacune raconte une histoire différente.

Le Pullman se distingue par ce mélange d'élégance et d'efficacité qui rend tout facile. Puis vient ce moment singulier où l'on découvre que le sport, pratiqué dans une piscine zen en plein centre-ville, peut être un rituel méditatif. Dans l'eau, les bruits du monde se dissolvent.

Midi apporte un autre monde, celui de la mer

Au Teranga Beach Club, la cheffe Aïcha met sur table un Sénégal réinventé, une cuisine qui offre à la fois la mer, la chaleur et la générosité. Ici, on retrouve un principe cher à l'esprit du lieu : le sharing food, cette manière de partager les plats comme on partage les histoires, de goûter ensemble, d'échanger autour d'un même plat pour prolonger la teranga jusque dans la manière de manger. On sent dans chaque bouchée la précision d'un récit, le goût des produits locaux, des épices familières mais travaillées comme des confidences. On y retrouve cette volonté d'Accor de valoriser les terroirs, de donner aux ingrédients locaux la place qu'ils méritent dans une gastronomie contemporaine.

Et puis, il y a Gorée. L'escapade culturelle. On quitte l'hôtel, on laisse derrière soi les conversations légères, on embarque vers un lieu où le temps a ses propres lois. Les ruelles pastel, les murs érodés, les voix des guides qui racontent sans heurter, mais sans adoucir. Sur l'île, le vent porte quelque chose d'indicible. On s'y tient ensemble, et pourtant chacun vit sa propre île. Le retour se fait dans un silence doux. Le soleil du soir savait qu'il devait laisser ce moment s'installer.

Le coucher de soleil sur la terrasse du Pullman arrive comme une offrande. La musique se mêle au vent, les verres tintent, les tapas jouent les équilibristes entre modernité et tradition. On sent qu'on est en train de glisser dans ce voyage, qu'on ne le contrôle déjà plus. Le dîner, plus tard, coule sans effort. Les discussions s'allongent, les rencontres commencent à prendre forme. Le média trip, c'est aussi ça : un art de laisser surgir.

Le lendemain nous ramène tôt à la route. L'ibis Styles accueille dans sa couleur vive, son énergie fraîche et ses chambres décorées comme des capsules de créativité. Les murs racontent Dakar en motifs, en matières et en clins d'oeil graphiques. L'accueil y est simple, franc et familial, porté par cette chaleur qui donne l'impression de retrouver un lieu que l'on connaît déjà.

La découverte des galeries et concept stores fait écho à l'esprit même de l'hôtel. Le nouveau brunch stylé installe une ambiance différente. C'est un moment dense, gourmand, où les assiettes célèbrent les produits de la région, travaillés avec une esthétique soigneusement pensée. On sent dans les cuisines une préoccupation écologique réelle, une envie de limiter le gaspillage, de valoriser ce qui pousse, ce qui se pêche et surtout ce qui se transforme à proximité.

La visite du Novotel complète le tableau. C'est un lieu pensé pour ceux qui voyagent en mouvement, où le confort rime avec fonctionnalité. Chambres sobres et parfaitement calibrées, suites avec kitchenettes, espaces ouverts à l'ambiance tranquille : c'est une autre facette du voyage. Le dîner Thiossane au NLounge est aussi une fête des sens. Le dress code sénégalais donne aux silhouettes une élégance nouvelle. Le networking se fait naturellement, instinctivement.

Le troisième jour ouvre une nouvelle géographie. On quitte Dakar à l'aube pour glisser vers Saly. Le Mövenpick Resort Lamantin apparaît comme une parenthèse.

Un resort pensé comme un écosystème, avec ses jardins impeccables, ses chambres lumineuses où le bois et les tissus naturels répondent au bleu de l'Atlantique. L'aspect écologique y est palpable : gestion optimisée de l'eau, usage responsable des matières. Dès le check-in, on sait que l'on entre dans une autre temporalité. L'hôtel est un petit continent, un espace qui réconcilie luxe et paysage.

Le déjeuner au Beach Club ressemble à des vacances, mais la mission continue. Il s'agit de comprendre les lieux, de sentir leur âme et leur rythme. Le saint-graal de ce tour dans ce resort reste les mirifiques houseboats que nous avons eu l'honneur d'inaugurer.

« De la glace dans la gazelle »

D'un coup de magie, la réserve de Bandia rappelle que le Sénégal est multiple. Entre girafes avançant comme des ponctuations et rhinocéros marchant avec la certitude d'être les gardiens du temps, on s'oublie. Le monde redevient vaste et plus essentiel.

Le soir, la BBQ Lobster Night apporte une sorte de fête primitive. Les pieds dans le sable, les fruits de mer grillent, la musique s'élève et les rires roulent.

Puis il y a le long déjeuner, la mer qui scintille, les transats qui invitent et les conversations qui prennent une forme plus intime. Le média trip touche à sa fin, mais il s'enrichit encore d'une Chocolate Hour, où les adieux ont le goût du cacao, du sucre, de cette douceur nécessaire pour refermer un chapitre sans trop serrer les dents.

La fin du média trip arrive toujours trop vite. On ne quitte pourtant jamais ce genre d'expérience comme un simple séjour. On emporte des odeurs, des visages, des fragments de lumière. On repart avec une géographie intérieure élargie.

Le voyage continue d'exister, avec sa part vécue et son autre vie, celle qui se racontera encore longtemps.

Et au passage, preuve éclatante de l'attachement né durant ces journées, deux surnoms ont surgi, lancés avec malice : « Ndiol Pullman » et « Ndiol Mövenpick », comme si ces hôtels avaient décidé d'adopter celui qui les a tant aimés.

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