La réplique est cinglante. Jacques Bertrand Mang, convoqué par la police judiciaire de Douala, a choisi l'affrontement médiatique. Dès le lendemain de sa convocation policière, l'activiste a sillonné la ville, pointant du doigt des amoncellements d'ordures abandonnés.
Dans une vidéo virulente, il interpelle directement la mairie sur l'évacuation des déchets à Douala. Son message est un brûlot politique. "Ils s'intéressent à me réduire au silence, pas à réparer le pays", assène-t-il. Cette séquence illustre une stratégie de pression risquée, transformant une procédure judiciaire en tribune publique.
Cette escalade place les autorités municipales dans une position délicate. D'un côté, une procédure légale enclenchée. De l'autre, un activiste qui utilise l'insalubrité palpable comme preuve à charge. L'argument de Mang est simple : pourquoi poursuivre un citoyen qui dénonce un problème évident ?
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L'affrontement politique à Douala entre en terrain glissant. Mang joue son crédit populaire contre l'autorité de l'État. La mairie, elle, doit à la fois gérer une crise sanitaire latente et une communication de crise aiguë. L'enjeu dépasse la simple gestion des ordures ; il touche à la liberté d'expression et à la responsabilité des pouvoirs publics.
Qui, in fine, sortira gagnant de cette épreuve de force : l'activiste qui mobilise l'opinion ou l'institution qui brandit la loi ?