Madagascar: Climat des affaires - Le verrou qui bloque l'investissement

La relance économique se joue dans les conditions concrètes de production. Pour investir, exporter et créer des emplois, les entreprises ont besoin d'un environnement lisible, de règles stables et de coûts maîtrisés.

À Madagascar, le climat des affaires est présenté comme un déterminant central de la capacité du pays à transformer son potentiel en croissance inclusive. Le diagnostic retient des repères qui rappellent l'enjeu de stabilité. Pour 2025, il mentionne une inflation moyenne de 8,4 % et un PIB nominal évalué à 88 851,6 milliards d'ariary, dans un contexte de forte pression sur la compétitivité et la mobilisation de l'investissement.

Sur le volet des règles, le cadre général des investissements est défini par la loi n° 2023-002 du 27 juillet 2023. Il consacre la liberté d'investissement, l'égalité de traitement et la protection des droits de propriété, tout en annonçant une stabilité du cadre juridique et fiscal. Le paysage est complété par des textes sectoriels, dont ceux encadrant l'électricité, les mines ou le tourisme, et par des régimes incitatifs, notamment les zones et entreprises franches et les zones économiques spéciales.

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Réformes ciblées. L'analyse relève aussi des avancées utiles aux opérateurs. Des progrès sont mentionnés sur certaines procédures, notamment le commerce transfrontalier, ainsi que sur la création d'entreprises. L'enregistrement fiscal apparaît relativement structuré et les télécommunications soutiennent l'essor de l'économie numérique. Le document souligne enfin un potentiel de gains de productivité, lié à l'innovation, à la propriété intellectuelle et au capital humain, si les blocages systémiques reculent. Mais les contraintes structurelles restent lourdes.

La complexité administrative, la multiplicité des guichets et une prévisibilité contractuelle jugée insuffisante génèrent des coûts et des délais. Les faiblesses du cadre de l'insolvabilité, la corruption et l'inefficacité judiciaire pèsent sur la confiance. À cela s'ajoutent un accès limité au financement pour les PME et un frein majeur lié aux infrastructures, à la connectivité et à l'instabilité de l'électricité.

Dans ce contexte, les Assises sont attendues pour convertir un diagnostic connu en réformes ciblées, prévisibles et évaluées, afin que l'amélioration du climat des affaires se concrétise dans l'économie réelle.

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