Metro Africa Xpress, connu sous le nom de MAX, a levé 24 millions de dollars sous forme de capitaux propres et d'emprunts pour étendre le financement de la mobilité électrique à l'ensemble de l'Afrique occidentale et centrale, après avoir atteint la rentabilité au Nigeria.
Equitane DMCC, Novastar et Endeavor Catalyst ont participé à cette levée de fonds. La société a également obtenu une dette adossée à des actifs auprès de l'Energy Entrepreneurs Growth Fund et d'autres partenaires de financement du développement.
MAX utilisera le capital pour étendre sa flotte de véhicules électriques, développer l'échange de batteries et l'infrastructure d'énergie propre, renforcer ses systèmes de gestion de flotte et d'IoT, et accélérer l'expansion régionale. La société vise à soutenir 250 000 conducteurs d'ici 2027 et à dépasser 150 millions de dollars de revenus récurrents annuels.
La startup a déclaré être rentable au Nigéria, son plus grand marché. Elle a pivoté vers le financement de la mobilité électrique en 2024, en se retirant des lignes moins rentables et en réduisant les coûts après avoir licencié environ 150 personnes.
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Fondée en 2015, MAX exploite une usine d'assemblage de véhicules électriques à Ibadan, d'une capacité de 3 600 véhicules par mois, et travaille en partenariat avec des équipementiers tels que Yamaha, Hero et Spiro.
Points clés à retenir
L'augmentation de MAX est le signe d'une confiance croissante des investisseurs dans la mobilité électrique en Afrique, à mesure que les conditions économiques s'améliorent pour les conducteurs commerciaux. Les prix des batteries ont baissé, tandis que les coûts du carburant restent volatils, ce qui rend les véhicules électriques à deux ou trois roues moins chers à exploiter au fil du temps. La rentabilité au Nigeria distingue MAX dans un secteur où l'échelle a souvent primé sur l'économie d'unité.
En se concentrant sur le financement par répartition, l'assemblage local et les données relatives à la flotte, l'entreprise privilégie le flux de trésorerie et l'efficacité des actifs plutôt qu'une expansion rapide. Cette stratégie réduit également l'exposition aux importations en assemblant les véhicules localement et en adaptant leur conception aux routes africaines.
Cela permet de réduire les coûts et de raccourcir les chaînes d'approvisionnement. Avec environ 20 000 véhicules électriques déjà sur les routes nigérianes et une croissance du secteur prévue à 30,6 % par an, la mobilité électrique est en train de passer de la phase pilote à l'échelle industrielle. L'approche de MAX lui permet de saisir cette évolution en combinant le financement, l'infrastructure et la fabrication au sein d'une plateforme unique.