Afrique: Donald Trump à l'initiative d'un 'Conseil de paix'

Le président Trump propose de relancer une médiation menée par les États-Unis entre l’Égypte et l’Éthiopie au sujet des eaux du Nil et du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD).

Le président des États-Unis d'Amérique, Donald Trump, a adressé des invitations à plusieurs pays pour se joindre à son idée de lancer un « Conseil de paix » destiné à promouvoir des solutions de conciliation aux nombreuses crises auxquelles le monde est confronté.

L'Egypte, la Turquie, la Hongrie, l'Argentine, le Maroc, la France, l'Allemagne ou encore la Russie font partie des pays « invités » mais la plupart n'ont souhaité à ce stade y répondre favorablement. Paris estime notamment qu'un tel organe, envisagé sous un contrôle total du locataire de la Maison blanche, mettrait à mal le fonctionnement des Nations Unies. La Russie dit y réfléchir.

Annoncé auparavant dans le cadre de la reconstruction de Gaza, ce « Conseil de paix » s'élargit et veut gagner en influence devenant une assemblée générale des chefs d'Etat et de gouvernement chapeautée par un Conseil d'administration. Donald Trump y tiendrait les rênes. Le président américain qui souhaite l'entrée en vigueur de la Charte dès que trois Etats l'auront signée.

La contribution d'un milliard de dollars est exigée des membres qui souhaiteraient bénéficier de prérogatives étendues au sein du Conseil. Autrement ils jouiront d'un mandat de trois ans et se réuniront sur invitation de son président. Voix prépondérante, ce dernier a le pouvoir de révocation mais reste inattaquable et indétrônable.

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Dans un communiqué, la diplomatie marocaine souligne que « Sa Majesté le roi a bien voulu répondre favorablement à cette invitation » et que « dans ce contexte, le Royaume du Maroc ratifiera la Charte constitutive de ce Conseil ». Rabat rappelle pour ce qui concerne le Moyen-Orient « son engagement en faveur d'une paix juste permettant l'établissement d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, Jérusalem-Est comme capitale vivant côte à côté et en paix avec Israël ».

L'Onu est-elle en passe d'être contournée par un adversaire de poids ? De nombreux observateurs voient dans la démarche du président Trump les prémices d'un éloignement des clauses fondatrices de l'organisation internationale dont le siège se trouve bien à New York, sur le sol américain. Ces derniers temps, la nouvelle administration républicaine s'est retirée de plusieurs organes de l'ONU.

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