Le gouvernement a décidé de suspendre, jusqu'à nouvel ordre, les importations de pomme de terre et d'oignon afin de privilégier l'écoulement et la consommation de la production nationale. Cette mesure s'inscrit dans une stratégie visant à renforcer l'autosuffisance alimentaire et à soutenir les producteurs locaux.
Dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026, les autorités ont annoncé le gel des importations de pomme de terre et d'oignon, deux produits de base dans l'alimentation des ménages sénégalais. Cette décision intervient au moment où les récoltes locales arrivent à maturité. La pomme de terre est disponible sur les marchés depuis le 15 janvier 2026, tandis que l'oignon sera commercialisé à partirdu 15 février 2026.
Selon les autorités, les volumes issus de la production nationale sont suffisants pour satisfaire la demande intérieure. Le gouvernement justifie cette mesure par le fait que 95 % des importations programmées ont déjà été réalisées, ouvrant ainsi l'opportunité de réorienter la consommation vers les produits locaux et de garantir des débouchés aux agriculteurs sénégalais.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
L'objectif poursuivi est triple puisqu'il vise à soutenir les producteurs nationaux, à stabiliser les prix sur les marchés et à renforcer la sécurité alimentaire, tandis qu'à travers cette initiative, le gouvernement réaffirme sa volonté de valoriser le travail des exploitants agricoles et de réduire la dépendance du pays aux importations.
Un dispositif de suivi renforcé
Pour accompagner cette transition, le ministère de l'Industrie et du Commerce a mis en place un dispositif de coordination associant l'Agence de régulation des marchés (ARM) et les services des Douanes. Ces structures auront pour mission d'encadrer la commercialisation et de veiller au respect des prix afin de prévenir toute spéculation. Les opérateurs économiques dont les cargaisons sont encore en mer ou en transit ont été invités à se rapprocher des autorités compétentes pour une gestion optimale des flux. Cette mesure transitoire vise à éviter l'engorgement des stocks tout en respectant les engagements commerciaux déjà contractés.
Le gouvernement appelle enfin l'ensemble des acteurs de la filière, producteurs, commerçants et importateurs à adhérer à cette démarche nationale. L'enjeu est de garantir un approvisionnement régulier à des prix abordables pour les consommateurs, tout en développant une agriculture locale compétitive et durable.