Le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce la mise en oeuvre d'un plan de restauration progressive de l'autorité de l'État dans la ville d'Uvira et ses environs. Ce plan inclut des mesures sécuritaires, judiciaires et humanitaires coordonnées, destinées à rétablir durablement la sécurité, protéger les populations civiles et favoriser la stabilisation de cette partie du territoire national.
Cette décision intervient à la suite du retrait forcé de l'AFC/M23, soutenue par l'armée rwandaise, de la ville d'Uvira, un retrait précédé de pillages répétés et de vols à grande échelle.
Un « développement ponctuel »
Pour le gouvernement congolais, ce retrait ne marque pas la fin de l'agression, ni une modification réelle de la situation sécuritaire générale. Il s'agit plutôt d'un événement ponctuel. Le gouvernement affirme que la seule issue acceptable demeure : le départ total, effectif, et sans condition de l'AFC/M23 et de l'armée rwandaise de l'ensemble du territoire de la RDC.
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Dans le cadre du rétablissement de l'autorité de l'État, le gouvernement indique que le retour progressif des FARDC, de la Police nationale congolaise et des autres services de sécurité se poursuit à Uvira et dans les environs.
Leur mission principale : assurer la protection des populations, sécuriser les biens, contenir les effets du chaos programmé laissé par l'AFC/M23.
Déportation de civils dénoncée
Dans son communiqué publié le lundi 19 janvier, le gouvernement congolais dénonce la déportation de populations civiles, en particulier des membres de la communauté Banyamulenge.
Certains auraient été forcés de quitter Uvira par l'AFC/M23 afin d'être utilisés comme justification de la présence du mouvement armé sur le sol congolais.