Cote d'Ivoire: Sécurité publique - Vaste opération contre le transvasement illégal du gaz à Daloa

20 Janvier 2026

La lutte contre l'utilisation illégale du gaz butane s'intensifie en Côte d'Ivoire. Après une opération coup de poing menée le 6 janvier dernier à Yamoussoukro, les agents de la Direction générale des hydrocarbures (DGH) ont poursuivi leur offensive à Daloa, le samedi 17 janvier 2026. Une intervention d'envergure qui met en lumière une pratique dangereuse devenue un véritable fléau pour la sécurité des populations.

Sous la houlette du ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, dirigé par Mamadou Sangafowa Coulibaly, la DGH a frappé fort. Bilan : plus de 4 500 bouteilles de gaz butane saisies et une vingtaine de machines illégales démantelées, utilisées pour le transvasement clandestin du gaz.

Cette opération, coordonnée par N'Zué Kouakou Médard, directeur du Suivi et de la Réglementation des Hydrocarbures, en collaboration avec l'Unité de Lutte contre la Criminalité Transnationale Organisée (ULCTO), sous le commandement du colonel Togon, dépasse le simple cadre d'un fait divers. Elle révèle l'ampleur d'un phénomène qui met quotidiennement des vies en danger.

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Car le transvasement illégal du gaz butane ne constitue pas une simple infraction administrative. Il représente une menace directe pour les populations, exposées à des risques élevés d'incendie et d'explosion, notamment dans des quartiers densément peuplés. Une seule étincelle peut suffire à provoquer un drame aux conséquences irréversibles.

Plus inquiétant encore, le gaz butane, destiné exclusivement à l'usage domestique, est de plus en plus détourné pour alimenter des véhicules, aussi bien des taxis communaux que des voitures privées. Une pratique observée à Daloa, mais également dans plusieurs autres villes du pays, y compris Abidjan.

Cette dérive, à la fois illégale et irresponsable, alimente des circuits parallèles qui portent préjudice à l'économie nationale et fragilisent la sécurité publique. Face à cette situation, les autorités ivoiriennes ont décidé de durcir le ton. Toute personne impliquée dans le transvasement illégal du gaz butane s'expose désormais à de lourdes sanctions pénales, incluant des peines de prison. Le message est clair : aucune complaisance ne sera tolérée.

Engagée depuis plus de trois ans, cette lutte commence à produire des résultats, notamment grâce à la collaboration des citoyens. Le numéro vert gratuit 1699, dédié au signalement des activités suspectes, s'impose comme un outil central dans cette traque menée sans relâche par les forces de l'ordre. La Direction générale des hydrocarbures appelle ainsi à une responsabilité collective. Vigilance, dénonciation et refus de l'indifférence sont désormais essentiels pour mettre un terme à une pratique qui n'a que trop duré. Le gaz butane ne doit pas devenir le symbole d'une tragédie annoncée. L'État est à l'oeuvre. Aux citoyens de prendre toute leur part.

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