Congo-Kinshasa: La société civile du Kongo-Central alerte sur la recrudescence de l'insécurité à Lufu

20 Janvier 2026

La cité frontalière de Lufu, dans le territoire de Songololo, fait face à une montée de criminalité sans précédent, a alerté dimanche 19 janvier la Nouvelle société civile congolaise (NSCC). Elle fait état d'une multiplication de vols à main armée et d'incursions nocturnes, qui sèment la peur au sein de la population locale.

Malgré les interpellations effectuées par les forces de l'ordre durant la période des festivités, un nouveau groupe criminel d'une quinzaine d'individus a fait son apparition. Il menace la stabilité de cette zone commerciale stratégique.

Un mode opératoire violent

Les malfrats opèrent désormais avec un mélange d'armes à feu et de machettes. Les témoignages recueillis par la société civile décrivent des nuits d'angoisse. Le week-end dernier, plusieurs domiciles ont été visités par ces bandits.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Le bilan de ces incursions est lourd avec des cas de vol, de violences physiques et des traumatismes. D'après la société civile, d'importantes sommes d'argent et des biens de valeur ont été emportés, plusieurs propriétaires ont été blessés à la machette et des menaces de mort systématiques ont été proférées contre les victimes.

Appel au renforcement des patrouilles

Pour Sylvain Matutanga, coordonnateur de la NSCC dans la région, cette situation risque de paralyser les activités socio-économiques à la frontière. Il appelle les autorités à une réaction musclée et immédiate.

La société civile formule, à cet effet, quatre recommandations urgentes :

Renforcer les effectifs des forces de sécurité dans la cité de Lufu.

Instaurer des patrouilles régulières et dissuasives, particulièrement la nuit.

Accroître la collaboration entre les autorités et la population pour identifier les caches des criminels.

Poursuivre et neutraliser ces réseaux actifs.

Contactée par Radio Okapi, la police locale a promis de réagir ultérieurement à ces allégations.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.