Sud-Soudan: L'inquiétude des ambassades occidentales face à l'escalade de la violence

Au Soudan du Sud, neuf ambassades occidentales, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont publié, mardi 20 janvier, un communiqué pour faire part de leur inquiétude quant à l'escalade de la violence. Il intervient, 24 heures après que le SPLM-IO, le parti d'opposition du vice-président Riek Machar - aujourd'hui assigné à résidence - a appelé ses forces à « marcher sur Djouba », la capitale.

Dans leur communiqué, les chancelleries occidentales s'inquiètent des « récentes violences survenues (dans les États) de Jonglei et d'Équatoria-Oriental, ainsi que dans d'autres régions du pays ». Elles appellent toutes les parties à « convenir d'un cessez le feu et à régler leur différend par le dialogue ». Mais les armes se sont encore fait entendre hier, mardi 20 janvier, dans l'État d'Equatoria central.

Combats

Des combats ont eu lieu autour de la localité de Panyume, dans le comté de Morobo, à la frontière avec l'Ouganda. Dans un communiqué, le colonel Lam Paul Gabriel, porte-parole du SPLM-IO, le Mouvement populaire de libération du Soudan, a annoncé le retrait des troupes loyales au président Salva Kiir, de Panyume. Une information que dément le gouverneur du comté de Morobo.

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L'étau se resserre

Dans les colonnes du Sudan Post, celui-ci assure que la ville reste bien sous le contrôle des forces armées sud-soudanaises. Panyume se trouve à moins d'une centaine de kilomètres au sud de Djouba. La semaine passée, le SPLM-IO a pris la ville de Pajut, à 300 km au nord. L'étau se resserre donc sur la capitale du Soudan du Sud. Selon les Nations unies, le pays n'avait pas connu de combats d'une telle intensité depuis 2017.

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