Centrafrique: Présidentielle - Anicet Georges Dologuélé dénonce un scrutin entaché d'irrégularités

En Centrafrique, au lendemain de la proclamation des résultats définitifs de l'élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, confirmant Faustin-Archange Touadéra à la tête de la septième République avec 77,90 % des suffrages, Anicet-Georges Dologuélé sort de son silence. L'homme est arrivé deuxième de la présidentielle avec 13,5% des voix. Il s'est exprimé mardi 21 janvier à Bangui lors d'un point de presse.

Anicet-Georges Dologuélé accuse l'Autorité nationale des élections et le Conseil constitutionnel d'avoir manqué à leur mission, évoquant un scrutin entaché d'irrégularités, qu'il juge, ni crédible, ni transparent. Selon lui, le pouvoir en place en Centrafrique aurait mis en oeuvre des mécanismes visant à entraver le processus démocratique et à porter atteinte à l'État de droit. Malgré ces dénonciations, le leader de l'opposition appelle la population à ne pas céder au découragement, affirmant que la vérité finira par éclater.

« Fraudes massives »

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« Le Conseil constitutionnel a choisi de confirmer un scrutin entaché de fraudes massives, de manquements graves, estime Anicet-Georges Dologuelé au micro de Rolf Steve Domia-leu, notre correspondant à Bangui. Il a choisi d'ignorer notre requête en annulation de ce scrutin pourtant largement documenté. Il a même opéré le choix surprenant d'augmenter le taux de participation, qui est passé de 52,42 % à 64,42 %, soit douze points d'écart. »

« Cette décision n'efface ni les faits, ni la vérité, ni l'histoire, poursuit l'opposant. Quand une élection est organisée dans l'exclusion, quand l'autorité nationale des élections trahit sa mission, quand la volonté populaire est confisquée, ce n'est pas la démocratie qui triomphe, c'est la force qui écrase le droit. À ceux qui pensent avoir gagné par la fraude et le cynisme, je dis ceci : on peut gagner un verdict, mais perdre le peuple. »

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