Cameroun: Corridor Douala-Bangui - Coup d'accélérateur de la banque mondiale

21 Janvier 2026

La modernisation des infrastructures routières au Cameroun franchit une étape décisive. Le corridor Douala-Bangui, épine dorsale des échanges en Afrique centrale, s'apprête à bénéficier d'un investissement massif pour la réhabilitation de son maillon le plus critique : l'axe Douala-Yaoundé-Bonis. Le gouvernement camerounais et la Banque mondiale accordent leurs violons pour accélérer ce chantier d'envergure nationale et sous-régionale.

Une enveloppe de 210 milliards de FCFA sur la table

L'engagement financier est à la hauteur des enjeux économiques. La Banque mondiale, partenaire technique et financier de premier plan, a officiellement exprimé son intention de soutenir ce projet majeur. L'institution de Bretton Woods envisage une contribution substantielle d'environ 350 millions de dollars américains, soit près de 210 milliards de FCFA. Cette annonce confirme la place stratégique qu'occupe le ministère des Travaux publics camerounais dans le portefeuille d'investissements de la Banque mondiale dans le pays.

Concertation au sommet pour une maturation accélérée

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Cette accélération fait suite à une audience de concertation tenue le 20 janvier 2026. Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics, a reçu une délégation conduite par Franz Dress-Gross, directeur régional des infrastructures de la Banque mondiale. Cette rencontre de haut niveau visait à consolider les résultats de la mission d'identification menée mi-janvier sur le terrain. Les équipes ont sillonné la Nationale 3 pour évaluer précisément les contraintes actuelles et définir les besoins nécessaires à une reconstruction de l'axe Douala-Yaoundé pérenne.

Des options techniques ambitieuses pour fluidifier le trafic

Les discussions techniques ont permis d'esquisser les contours du futur chantier. L'objectif n'est pas une simple réhabilitation de surface, mais une transformation structurelle de l'axe. Les options majeures incluent le dédoublement très attendu de la section reliant Douala à Edéa ainsi que la construction d'un second pont indispensable sur la Dibamba. Le projet ambitionne également de fluidifier le trafic urbain grâce à l'aménagement de voies de contournement stratégiques pour les métropoles de Douala et de Yaoundé.

Un levier pour l'intégration régionale

Au-delà de l'amélioration de la circulation nationale, ce projet revêt une dimension internationale cruciale. La modernisation de ce tronçon est essentielle pour booster l'intégration régionale en facilitant le transit des marchandises depuis le port de Douala vers la République Centrafricaine et le Tchad. C'est tout l'écosystème logistique de la sous-région qui s'en trouvera transformé.

Cet investissement massif suffira-t-il à résoudre durablement les défis logistiques du corridor le plus fréquenté d'Afrique centrale ?

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