Maroc: Le SNESup décide d'observer une grève de 3 jours, début février

Contestant la volonté manifeste du gouvernement d'entériner le projet de loi 59-24, le Syndicat national de l'enseignement supérieur a décidé d'observer, le jeudi 22 janvier, une grève au sein de l'ensemble des établissements de l'enseignement supérieur (universités et Centres de formation des cadres), en protestation contre les contraintes et préjudices subis par les centres régionaux, le centre de l'orientation et de la planification, le centre de formation des inspecteurs de l'enseignement primaire et secondaire.

La centrale syndicale a mis l'accent sur le rejet par toutes ses composantes des procédés de programmation de la formation au cours des vacances scolaires officielles, la responsabilité de la déperdition des temps scolaires et universitaires avec tout ce qui s'en suit incombant pleinement au ministère de l'Education nationale.

A cet effet, le Bureau national du Syndicat national de l'enseignement supérieur, dans un communiqué public, a annoncé sa décision d'observer une grève, les 3, 4 et 5 février 2026, au sein de l'ensemble des établissements de l'enseignement supérieur en guise de contestation de la volonté acharnée du gouvernement d'entériner ledit texte de loi au centre de la controverse. La centrale syndicale a en outre pris note de l'absence de toute approche participative dans le processus de préparation dudit projet de loi aussi bien au niveau de la forme que de la teneur.

A cet égard, il est à noter que cette décision fait suite à la position de rejet manifestée par le Syndicat national de l'enseignement supérieur et exprimée par la Commission administrative dans son communiqué émis en date du 14 septembre 2025 appelant au gel de la procédure de ratification dudit texte controversé en le soumettant au dialogue et à la discussion avec le Syndicat national de l'enseignement supérieur.

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Là-dessus, la centrale syndicale de l'enseignement supérieur a relevé la persistance du département ministériel concerné dans la prise de décisions et d'orientations dépourvues du sens de la responsabilité et de l'objectivité à l'égard des établissements de formation des cadres, notamment les centres régionaux des professions de l'éducation et de la formation consacrant sa volonté de saper la configuration des centres concernés et l'obstination dans des procédés révélateurs de l'acharnement contre lesdits centres dans une tentative d'imposer la tutelle des académies sur ces établissements de même que le retard de régularisation du dossier de promotion de l'an 2023, les dysfonctionnements ayant entaché le dernier concours des maîtres assistants et le retard enregistré dans le lancement de l'année de formation...

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