La Conférence internationale de la presse francophone (Cipref) a officiellement ouvert ses travaux ce mercredi 20 janvier à Libreville, au Gabon. Organisée par la Section gabonaise de la presse francophone, cette rencontre internationale marque une étape majeure dans la volonté du Gabon de s'imposer comme un acteur de référence dans les débats sur l'avenir de l'information au sein de l'espace francophone.
La conférence s'inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités de l'État en faveur de la modernisation du secteur médiatique, de l'intégration des innovations technologiques et du renforcement du rayonnement du Gabon dans l'espace francophone.
Elle se déroule du 21 au 25 janvier 2026 et réunit journalistes, experts internationaux, institutions publiques, entreprises du numérique, universitaires et acteurs de la société civile.
À l'ouverture des travaux, le président de la Cipref, Désiré Enam, a souligné l'importance de cette rencontre :
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« Cette conférence s'inscrit pleinement dans la révolution incontournable que nous impose l'exercice de notre métier à l'ère de l'intelligence artificielle.
L'IA transforme déjà la production, la diffusion et la consommation de l'information, tout en interrogeant sa crédibilité. Elle peut être une opportunité formidable comme elle peut représenter un risque majeur. »
Au coeur des échanges figure une thématique stratégique et d'actualité : l'intelligence artificielle et son impact sur les médias. Une invitation à « penser ensemble l'avenir, à réinventer notre métier sans le renier et à bâtir une presse francophone forte, crédible et résolument tournée vers le futur », selon Désiré Enam.
La Cipref accorde également une place centrale au renforcement des capacités professionnelles, à travers des ateliers pratiques, des formations ciblées et des sessions de partage d'expériences, destinés à accompagner les journalistes dans l'évolution de leurs pratiques.
Le ministre gabonais de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a pour sa part réaffirmé l'engagement de son pays à se positionner comme l'un des acteurs clés de cet écosystème en Afrique centrale.
« Le gouvernement est pleinement conscient de ces enjeux. Notre ambition est d'accompagner la transformation numérique des médias tout en préservant la liberté de la presse, le pluralisme et la qualité de l'information », a-t-il déclaré.
Au-delà de son contenu, la Cipref contribue à la promotion de l'image du Gabon comme un pays engagé dans l'innovation et désireux de devenir un hub médiatique francophone en émergence.
À travers cette initiative, le Gabon affirme sa volonté de jouer un rôle actif et constructif dans la définition des standards futurs de la presse francophone.
