La scène musicale camerounaise est en deuil. Elchic Echondong, l'artiste légendaire plus connu sous le nom d'Amumba, est décédé ce mercredi des suites d'un grave accident de la circulation survenu à Buea. La nouvelle plonge dans la stupeur sa famille, ses amis et une base de fans qui le chérissait.
Le drame d'un retour de concert
L'accident s'est produit alors que l'artiste rentrait chez lui à moto après une prestation. Une collision frontale avec une voiture a eu des conséquences tragiques. Transporté d'urgence à l'hôpital, un espoir de survie avait brièvement subsisté avant que son décès ne soit annoncé. Ce drame rappelle la fréquence des accidents routiers mortels au Cameroun, où des bilans similaires sont régulièrement rapportés sur divers axes du pays.
Amumba, une icône musicale
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Originaire de Ngie dans la région du Nord-Ouest, Elchic Echondong a marqué la musique camerounaise avec un style unique, un mélange d'Akeri (la « danse de la bouteille ») et de Makossa, parfois appelé Akericossa. Sa carrière a débuté dans les années 90 et il laisse derrière lui des hymnes populaires, dont le célèbre « ...If you want to marry Douala woman, prepare... », un titre devenu culturellement incontournable.
Un problème de sécurité routière national
La mort d'Amumba met en lumière une crise nationale. Les causes de ces accidents sont souvent similaires : excès de vitesse, mauvais dépassements, état des routes et défaillances des véhicules. Malgré des campagnes de prévention, les bilans humains restent lourds, transformant les routes en lieux de deuil récurrent.
Une onde de choc et un héritage
La disparition soudaine d'Amumba crée un vide immense. Sur les réseaux sociaux, les hommages affluent, célébrant l'artiste qui faisait danser des générations. Son héritage musical, joyeux et rythmé, demeure son plus beau testament. Sa mort tragique interroge sur la sécurité des usagers de la route et sur la préservation des artistes qui façonnent l'identité culturelle du pays.
Comment assurer que la mémoire et l'oeuvre d'artistes comme Amumba continuent d'inspirer, sans que leur fin ne soit éclipsée par la banalité d'un accident routier ?