Cameroun: Affaire brand kamga - La libération s'impose après un retournement judiciaire

22 Janvier 2026

L'affaire Brand Kamga bascule. Un communiqué de l'avocat de Denis Gréard, retourne intégralement l'accusation portée contre le journaliste détenu. La plaignante, Annette Josiane Wandji Njikeu, se retrouve au centre d'allégations graves qui sapent la crédibilité de sa plainte pour tentative d'enlèvement.

Les révélations accablantes

Le document de Maître Étienne dévoile une série de manœuvres attribuées à l'accusatrice. Il est allégué qu'elle aurait orchestré une falsification d'acte de naissance avec la complicité d'un agent public, payant 400 euros pour inscrire « père inconnu » tout en modifiant l'âge de l'enfant.

Après avoir obtenu d'importantes sommes d'argent et un visa pour la France, elle aurait bloqué toute communication avec M. Gréard. Pire, la reconnaissance de paternité qu'elle avait obtenue a été annulée en juillet 2025 par la justice française pour fraude. Selon des sources citées, elle se serait ensuite réfugiée au Nigéria.

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L'effondrement de l'accusation

Ces éléments transforment radicalement le dossier. La plainte initiale repose désormais sur le témoignage d'une personne elle-même suspectée de faux, d'escroquerie et de dénonciation calomnieuse.

Dans ce contexte, la détention préventive de Brand Kamga, déjà longue, paraît de plus en plus indéfendable. L'avocat exige un réexamen rigoureux du dossier, l'engagement de poursuites contre la plaignante et envisage un mandat d'arrêt international.

Un test pour la justice camerounaise

L'affaire devient un test d'urgence et de crédibilité pour l'institution judiciaire. Les procureurs disposent d'éléments nouveaux et substantiels pouvant justifier une mise en liberté immédiate.

Leur décision, scrutée au niveau international, révélera la capacité de la justice camerounaise à s'autocorriger face à des preuves accablantes. Maintenir la détention reviendrait à ignorer l'effondrement du fondement de l'accusation. La balle est dans le camp des magistrats. Le parquet saisira-t-il cette chance de démontrer son indépendance ?

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