La localité de Baneghang, dans l'arrondissement de Penka-Michel, est sous le choc. Ce jeudi 22 janvier, une foule en colère a livré une réponse aussi brutale qu'illégale à une série de cambriolages.
Une foule en colère passe à l'acte
Après avoir écumé plusieurs commerces à Bansoa, Balessing et Bafoussam, deux présumés membres d'un gang criminel ont été rattrapés par des habitants exaspérés. Leur sort a été scellé par un lynchage fatal : ils ont été brûlés vifs sur place, dans un acte de justice populaire qui interroge sur la défiance envers les institutions.
L'enquête judiciaire suit son cours
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Si la vindicte populaire a frappé, les forces de l'ordre sont également à l'œuvre. La gendarmerie nationale est intervenue et a procédé à l'interpellation de la compagne du chef de gang présumé à Penka-Michel, soupçonnée de complicité. Un troisième complice est activement recherché. Une enquête a été ouverte pour identifier l'ensemble du réseau et, surtout, pour faire la lumière sur les circonstances de ce lynchage.
Un phénomène qui questionne la société
Cet événement dramatique à Baneghang met en lumière une tension palpable entre l'exaspération face à l'insécurité et le respect de l'État de droit. La justice populaire, bien que condamnée, révèle un malaise social profond.
Où se trouve la ligne entre la légitime colère des populations victimes de l'insécurité et la nécessaire préservation des droits fondamentaux, même pour les présumés criminels ?