Quatre des six chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) ont pris part, jeudi 22 janvier à Brazzaville, à un sommet extraordinaire de la Cemac. Au regard de la situation économique et financière difficile de la sous-région, les dirigeants ont pris un certain nombre de mesures, afin d'éviter un choc majeur.
Deux heures de huis clos pour les présidents du Congo, de la Centrafrique, du Gabon et de la Guinée équatoriale, accompagnés des représentants du Tchad et du Cameroun. Au terme de ce rendez-vous, une série de décisions lues par Baltasar Engonga Edjo'o, président de la Commission de la Cemac : « À court terme : rapatrier dans la zone Cemac, les avoirs détenus à l'extérieur de la zone Cemac par les États et les recettes d'exportation des entreprises, notamment, celles du secteur extractif », a-t-il déclaré.
Une allusion faite donc aux sociétés d'exploitation de l'or noir, première ressource de la plupart des pays de la Cemac. Par ailleurs, les États sont également invités à négocier et conclure ou poursuivre les programmes avec le Fonds monétaire international (FMI).
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En sa qualité de président en exercice de la conférence de la Cemac, Denis Sassou Nguesso a exhorté ses pairs à l'application de ces engagements : « Des mesures de redressement doivent être mises en oeuvre en urgence, dans nos différents États », a-t-il affirmé.
Sur le plan financier, les ministres de la Cemac l'ont assuré cette semaine, la situation n'est pas aussi grave qu'en 1994, quand le franc CFA avait dû être dévalué.