Luanda — Le Représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Angola, Gabriel Dava, a salué l'initiative décisive prise par le pays dans le domaine de la finance verte avec l'adoption du Cadre opérationnel pour la finance durable (COFD).
Pour le diplomate, ce cadre va au-delà d'une simple exigence technique : il envoie un signal clair au marché quant à l'engagement de l'Angola en faveur de l'intégrité, de la traçabilité des ressources et de la confiance des investisseurs, tout en ancrant le développement du marché des capitaux dans une transition énergétique juste, la résilience climatique et un développement inclusif. Cette reconnaissance a été exprimée lors de la clôture de l'atelier technique sur la validation de la finance durable, organisé mardi à Luanda par la Bourse angolaise de la dette et des valeurs mobilières (BODIVA), en partenariat avec le PNUD.
Gabriel Dava a précisé que l'adoption du COFD garantit que les ressources mobilisées par le biais d'instruments de financement durable servent efficacement les priorités nationales, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD). Tout au long de son discours, le Représentant résident adjoint du PNUD a soutenu que, dans un contexte de ressources limitées, l'avenir réside dans la mobilisation des capitaux privés et la transformation des marchés financiers en moteurs de croissance durable.
Le diplomate a estimé que des instruments tels que les obligations vertes, sociales et durables constituent des mécanismes stratégiques pour orienter les investissements vers des domaines prioritaires, notamment la transition énergétique, la résilience climatique, l'agriculture durable et les infrastructures résilientes.
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L'atelier de validation technique sur la finance durable visait à promouvoir une compréhension commune entre les principaux acteurs et à identifier les domaines nécessitant des améliorations, jetant ainsi les bases des prochaines étapes pour permettre à l'Angola et aux entreprises d'émettre leurs premières obligations vertes.
Cet atelier d'une journée a réuni des membres du gouvernement, des représentants des Nations Unies et des institutions financières. Les principaux thèmes abordés étaient « L'examen des politiques et réglementations » et « La préparation du marché des obligations durables ». L'Angola a officiellement adopté le Cadre de la finance durable en mai 2023.
Ce cadre établit des lignes directrices permettant à l'État angolais d'émettre des instruments de dette (tels que des obligations vertes, sociales ou durables) sur le marché international, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies et aux meilleures pratiques de l'Association internationale des marchés de capitaux (ICMA).